Alors que pour mon esprit, il ne s’agit seulement d’un passé proche, trop proche, je scrute le cadran à portée de mon regard. Au vu de la date affichée, je suis pris d’une crise d’angoisse qu’un appareil à proximité de mon corps chétif détecte et prend soin d'apaiser en m’inoculant via un tuyau relié à mon nez, un liquide jaunâtre. De toute façon, là où je suis, le temps n’a plus lieu d’être. Je me souviens de ces événements comme s'ils s'étaient produits hier, mais c’était il y a déjà bien longtemps. Un temps qu'il ne sert plus à rien de compter. Stupéfait d’être éveillé, je me plonge dans mes souvenirs bercé par un incessant ballet de câbles et de machines qui s'affairent autour de ma chaire affablie par des années d'un sommeil artificiel, pour lui redonner sa force et forme originelle et lentement je me remémore.
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