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Ah, les joies de l'été... les grasses matinées, les bouquins, la climatisation, le job en librairie... A chaque jour suffit sa peine et à chaque été suffit son lot de professeurs.
Chaque vendeur doit s'attendre à avoir son quota de détraqués, de bizarroides et d'étranges. Petits exemples afin de préparer psychologiquement les futures petites fourmis.
Vous pouvez avoir un client dragueur, Mesdemoiselles. Il a trente ans de plus que vous, mais il ne peut pas s'empêcher d'être charmeur, vous lui rapellez sa jeunesse. Il se répand en compliments, peut-être dans l'espoir que vous lui accordiez des réductions : il entre en vous apostrophe galamment d'un "j'ai de la chance d'être accueilli par deux femmes belles et souriantes" et tire sa révérence en disant "j'ai eu de la chance d'être servi par une jeune femme aussi belle et aussi intelligente.". Non, ma main n'est pas à vendre. Vous pouvez aussi avoir un client Casanova. Après avoir fixé avec insistance une cliente en particulier (au point que cela frôle l'indecence) et salué son départ "elle est aggressive, hein ? Non mais aggressive dans le bon sens du terme." (sans doute un poète maudit), il s'attaque à une des vendeuses, se penchant par-dessus le comptoir pour lui demander d'un ton méditatif "la vie est belle, hum ?" puis plus inquisiteur "tu aimes la vie ?". En partant, il glissera "je reviendrai bientôt". Pas trop tôt j'espère.
Vous pouvez aussi avoir des clients envahissants. Le niveau un, c'est je me penche sur le comptoir pour regarder l'écran de ton ordinateur, ou je fouille dans la pile de catalogues sur un bureau. Le client est roi mais il y a des limites. Le niveau deux, c'est le type carrément insistant. Imaginons que vous savouriez un café lyophilisé qui vous a coûté 40 douleureux cents (et je ne vous raconte même pas le parcours de combattant dans l'arrière-boutique pour vous en emparer). Vous êtes contents, vous oubliez presque que vous travaillez en plein mois d'août. Soudain un client surgit dans votre espace et vous dit "Il a l'air bon ce petit café. Vous m'offrez un petit café ?". De toute évidence, l'homme n'a pas réalisé qu'il se trouvait dans une librairie et pas dans un salon de thé. Vous refusez polimment. Vous croyez que ça va l'arrêter ? Il vous redemande, avec cet air niais tellement agaçant "Anh, vous êtes sûr(e) que vous pouvez pas m'en offrir un ?" et là vous avez envie de lui demander "vous voulez pas un spécimen plutôt ?".
Il y a aussi ceux qui insistent parce qu'ils n'écoutent pas/ne veulent pas entendre. Par exemple, le comptable vous a interdit de prendre les cartes bleues sans puce pour cause d'impayés. Vous les refusez donc en disant "non on ne peut pas" lorsqu'on vous en tend une, en prétexant que la machine est en panne. Certains insistent malgré tout, mimant le geste de passer la bande magnétique dans la machine. Dans "ça ne marche pas", je me demande encore le mot qu'ils n'ont pas compris. Il y a aussi ceux qui vont voir plusieurs vendeurs et posent les mêmes questions/débitent les mêmes gégnarderies, dans l'espoir que la réponse change. Il y a aussi ceux qui insistent au nom de leurs souvenirs ("ah mais si, la dernière fois on m'avait tout offert." un magasin qui donne autant qu'il peut... queque chose cloche, mais quoi ?) ou de ce qui se fait ailleurs. Il y a des gens qui sont tellement sourds qu'ils continuent leur laius malgré les réponses qu'on leur apporte (du type "- ah mais si, j'étais déjà venue il y a deux semaines et on m'a déjà dit qu'il était indisponible et qu'on allait en recommander, alors là ça commence à peser... - non mais là vous me parlez de tel ouvrage, moi je vous parle de tel autre. - c'est vraiment n'importe quoi, je... hein ?").
Il y a toujours des clients pour vouloir refaire le monde, vous expliquant à partir de son expérience concrète, que par exemple vous auriez de plus en plus de non-titulaires qui allaient venir chercher des manuels dans votre librairie, et qu'il allait favoir que vous vous adaptiez (Dieu seul sait comment : en instaurant un système de prêts, comme une bibliothèque ?). Il ne comprend pas qu'il s'adresse à des sous-fifres, simples vendeurs n'ayant qu'une faible marge de manoeuvre et aucun pouvoir décisionnel. C'est toujours comme ça, retenez-le : les clients s'en prennent toujours à ceux qu'ils ont sous la main, et ce ne sont jamais les responsables.
Il y a des clients qui viennent aussi pour se faire psychanalyser pour le prix d'un manuel (lorsqu'ils en prennent un). On n'a pas réussi à identifier pour l'instant l'origine du phénomène mais il suffit d'un rien (comme l'innocente question "vous êtes enseignante ?", "vous enseignez où ?" voire le très candide "c'est pour vous ou pour votre petit-fils ?") pour qu'ils se sentent autorisés à s'épancher, voire à pleurer sur votre épaule. Vous apprendrez alors qu'ils ont arrêté l'enseignement pendant quelques années pour cause de dépression nerveuse, qu'ils enseignent à Kinshasa et qu'ils ne peuvent pas sortir du lycée français au risque de se faire aggresser ou encore plus réjouissant qu'ils n'ont que quelques mois à vivre (vous avez alors droit à un exposé sur les troubles dont ils sont victimes et les diagnostiques successifs des médecins). Bref, vous allez passer un super moment, sans savoir quoi dire pour les réconforter (surtout lorsque les larmes font leur apparition).
Variante, le client autobiographe. Nous avons entreaperçu un client professeur de français et sans doute syndiqué, qui avait de toute évidence l'habitude de disserter à voix haute et de pratiquer la langue de bois. Il amorce son discours d'un "non mais je ne veux pas tenir une tribune syndicale", quinze minutes plus tard vous êtes toujours englué dans son discours. Les phrases sont longues, pleines de circonvolutions et de courants d'air, lorsqu'il reprend son souffle on ne sait toujours pas où il voulait en venir. Il vous explique, en vous regardant dans les yeux avec le désir net de vous convaincre, mais il passe d'un sujet à l'autre sans esquisser la moindre récrimination intelligible. Il capte l'attention de tous les vendeurs, tous intrigués par le panphmétaire, mais une fois qu'on a fait mine de l'écouter on ne peut plus fuir car il vous a harponné des yeux, on n'ose même pas l'interrompre pour lui demander de régler ses achats. Poli, il conclut "bon j'espère que je n'ai pas été trop bavard". À peine.
Il y a aussi le client métaphysique, aussi connu sous le nom du client qui dit "pourquoi". Par exemple "pourquoi le guide de l'enseignant n'est pas sorti ?" Je ne sais pas, parce qu'il n'a pas encore été écrit/imprimé/envoyé, c'est peut-être un indice ? Ou pire "pourquoi vous n'avez pas ce livre en stock ?". Sans doute parce c'est une édition qui a dix ans ou encore qu'il est édité par une autre maison (notons que ces exemples sont spécifiques aux espaces pédagogiaques attachés à une ou quelques maisons d'édition scolaire).
Toujours dans le cas des espaces pédagogiques (mais peut-être qu'on retrouve les mêmes dans les magasins "normaux"), il y a bien entendu les professeurs qui veulent vous convaincre du bien-fondé de leurs idées en matière de politique commerciale ou du scandale inhérent à leur situation (parce que le client est toujours brimé, règle n°1).Par exemple, un professeur de math qui vous explique très sérieusement qu'il serait avantageux pour votre maison d'adresser des spécimens de lycée à des professeurs de collège. Petit eclaircissement : les maisons d'édition envoient des spécimens aux professeurs dans l'espoir qu'ils tombent raides dingues du manuel et le fassent adopter dans leur établissement. Je me permets de douter qu'un prof demande à son directeur "bon, pour l'année prochaine, je veux qu'on commande des manuels de 2nde pour les 4èmes, ça m'a l'air d'être un bon plan". Donc en somme : le type nous dit que nous avons intérêt à lui offrir (+ frais de port) tous les nouveaux manuels que nous éditons dans une matière pour son usage personnel, plutôt que de les lui vendre. Hum.
Il y a des clients pas dégourdis. Ils vous abordent en disant : "vous pouvez m'apporter ça ? ça m'évitera de chercher devant tout le magasin.". Pourquoi pas. Vous lui expliquer que le guide pédagogique est disponible gratuitement sur Internet, il vous répond qu'il préfère le support papier. Vous allez diligemment chercher les guides papier. Vous passez derrière la caisse, lui annoncez le montant. Il fait les gros yeux. Avec beaucoup de patience, vous demandez à votre supérieur si vous pouvez lui offrir les manuels. N'étant pas sorti dans le ocurant de l'année, vous ne pouvez pas. En apprenant qu'il doit payer, tout à coup il n'a plus besoin de rien. Qui a besoin de guides pédagogiques quand on peut faire son cours tout seul (surtout lorsqu'ils coutent douze euros et qu'ils ne sont pas offerts...) ? Qui a besoin d'un manuel d'un autre niveau que le niveau enseigné lorsqu'il n'est pas gratuit ?
Ce qu'on aime chez le client, c'est sa générosité et son sens de l'à-propos.
Mais le client n'a pas que des défauts. Parfois il fait des compliments ("vraiment votre édition c'est la meilleure"), ne fait pas un scandale parce que le guide pédagogique n'est pas sorti (des profs qui font leur cours seul, ça existe !) ou partagent des anecdotes cocasses ("pendant un cours avec des PCs, il y en a qui ont réussi à aller sur des sites porno. Précoces en plus, c'était des 5ème"). Au pire, il reste toujours les collègues avec qui se gausser sous cape..
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Certains jours, je suis désœuvrée, je me tords les doigts et tourne toujours autour de la même idée. De préférence une pensée bien néfaste qui m’aspire en spirale vers le fond, dans la crevasse où vit sans jamais mourir, ma pieuvre.
Ma pieuvre ne se nourrit que d’idées noires et grises. Elle craint la lumière. Quand ma pieuvre n’a plus faim, elle me chasse vers la surface, elle m’apprend à nager comme elle, à prendre très peu de place.
Certains jours, je voudrais me pendre au premier arbre, me noyer dans la première fontaine désabusée, me jeter aux pieds du premier salaud pour qu’il me crache sa haine et que je lui cache ma peine.
Certains jours, je suis une pute. Je vends mon âme, j’offre mon sexe, je suis sac. Il faut que l’on comble mes orifices. Je fuis le plaisir pour choisir l’orgie de vide.
Certains jours, je m’enferme dans les WC pour pleurer.
Certains jours, je suis de glace, je suis morte, castrée, délavée.
Mais tous les autres jours, je suis heureuse comme la flemme d’une bougie, comme la langue du petit chat, comme la buée sur la fenêtre, comme la gouttelette.
Je suis heureuse, comme toute chose. Heureuse..
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L'Eglise a toujours condamné la vanité. Au XXIème siècle, elle a enfin mis la main sur le bras armé pour la combattre : les salons de coiffure.
Il vous appâte avec des publicités, des slogans tels que "en matière de cheveux, rien n'est impossible". Oui, mais à quel prix ?
Les salons sont proprets, design et les fauteuils confortables, on vous y attire comme les plantes carnivores attirent les insectes avec des phéromones, vous faisant miroiter la perspective de deux heures de détente à se faire bichonner. Mais ce n'est qu'un leurre.
Vous vouliez juste vous faire belle, changer un peu. Vous étiez innocente. La vie n'a aucune pitié pour ces gens-là.
On commence par vous faire un "gommage" après que vous ayez choisi votre nuance. Ca sonne bien, on se croierait chez l'esthéticienne pour un soin du corps, agréable et doux.
En pratique, ce n'est pas un simple coup de gomme mais une dissolution à l'acide.
On vous laisse baigner le crâne dans une pâte corrosive pendant deux longues heures, des vapeurs asphyxiantes émanent de votre toison capillaire et vous prennent aux sinus lorsque vous oubliez de réfléchir par la bouche.
De temps en temps, une énergique friction vous oblige à pencher la tête en arrière et achève d'emmêler votre crinière.
Vous n'avez jamais eu aussi mal aux cheveux.
Enfin, on vous rince et un shampoing bienfaisant emporte la combustion. Mais c'est temporaire.
Vous croyiez qu'après deux heures, vous en avez fini, qu'il ne reste plus qu'à couper les pointes avant qu'on vous rende votre liberté. Vous n'avez pas encore compris l'essence du salon de coiffure, un long tourment.
Tout d'abord, on vous sèche les cheveux et pour accélérer les choses on les brosse par la même occasion. Malheureusement la tenue du sèche-cheveux inflige un malus de -5 en dextérité et -3 en douceur. C'est simple, on dirait qu'après vous avoir décollé le cuir chevelu avec le vitriol, elle cherche à vous arracher le scalp. Cette harpie s'y prend comme un troll, tirant de toutes ses forces sur le peigne planté dans le nœud qu'elle a fait avec vos cheveux. Elle a des ennuis au boulot, vous êtes son punching-ball.
A ce stade, ils ont de la paille l'aspect et la couleur. Elle ne se rend pas compte que vous vous retenez de pleurer de douleur, en tortionnaire aguerri.
Sournoisement, on vous remet par surprise du colorant et vous comprenez que non seulement vous en avez encore pour au moins une heure, mais qu'en plus vous en aurez pour 30 bonnes minutes de calvaire (la blessure de votre peau reprend du poil de la bête). Avec un semblant de sollicitude, la coiffeuse vous demande si ça ne pique pas trop (la garce). Dans le cas contraire, elle vous laisse sortir avec vos cheveux platine ? Vous ne pouvez même pas exprimer votre affliction, c'est vous qui l'avez demandé.
Le reste se déroule comme dans un rêve, vous êtes anesthésié par la douleur.
On vous fait un léger massage des tempes, on prend enfin soin de vous mais il est trop tard. Il ne vous reste plus qu'à simuler le ravissement devant le résultat final, vendre un bras afin de régler la facture, et enfin vous pouvez prendre vos jambes à votre cou..
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Il faut déployer beaucoup d’efforts pour obtenir quelque chose d’aussi sous-optimal qu’un aéroport. En bouclant sa valise, on sait qu’on embarque des ennuis avec. Les désagréments sont inclus dans le prix excessif du billet.
L’aéroport est conçu pour vous perdre, vous déstabiliser et vous mettre les nerfs à fleur de peau, prêt à tomber dans ses griffes. Le personnel n’est pas formé à la gestion de passagers mais à l’art de leur compliquer la vie. Parfois, on fait appel à leurs capacités spéciales (par exemple, installer au micro une femme absolument incapable d’articuler), ou on leur donne juste des consignes contradictoires.
L’aéroport peut se résumer en une longue file d’attente. L’enregistrement d’abord (heureusement qu’on a inventé les billets électroniques pour nous faciliter la vie), huit machines pour une centaine de voyageurs, le programme est tellement simple d’utilisation que sans le secours d’une hôtesse ça prend trois quarts d’heures. Ensuite, il faut enregistrer ses bagages, ce qui prend bien sûr une heure minimum, parce que coller des étiquettes c’est assez complexe. Ensuite, il y a une autre file d’attente, juste pour le plaisir : un type dans une boite en plexiglas jette un rapide coup d’œil sur les billets afin de nous laisser accéder à quelque chose comme le Saint des Saints : le trottoir roulant. On gagne alors le droit de stationner un peu plus loin, en attendant qu’une machine dissèque nos sacs et nos semelles de chaussures. Si vous avez la chance d’être féminine (comprendre : en jupe), vous bénéficierez même d’une fouille au corps, au cas où vous cachiez un pistolet en plastique dans votre porte-jarretelle. A ce stade, vous devrez abandonner tout espoir de boire quelque chose venu du dehors (qui représente pour les autorités de l’air un monde mystérieux et assez angoissant pour leur psychorigidité).
Mais toutes les bonnes choses ont une fin et il ne reste plus qu’une heure avant de faire la queue avant l’embarquement. Heureusement il y a les boutiques duty free, histoire d’entamer le budget vacances avant l’heure en champagne ou en parfum (et là vous comprenez qu’on vous a fait jeter votre bouteille pour rien. S’ils avaient deux sous de jugeote, ils réaliseraient qu’on peut acheter un briquet et de la vodka, c’est-à-dire un excellent combustible. Bien sûr, rien ne vaut une bonne bombe artisanale, mais je suis sûre qu’un petit incendie fait des merveilles à dix mille pieds d’altitude.). Le temps que l’embarquement commence (car tout aéroport digne de ce nom est terriblement en retard, c’est un gage de fiabilité), les revues achetées pour le trajet sont finies. Une dernière heure de queue, pour la route.
L’embarquement s’achève trois quart d’heure après l’embarquement prévu, et ce n’est que le début, après il faut encore atteindre la piste de décollage.
Les cris répétés d’un bambin en bas-âge (informant les cinq cents passagers et le personnel de bord de l’irresponsabilité totale de ses parents : sérieux, vous imposeriez huit heures d’avion à un enfant de moins de deux ans dans un cas qui ne relève pas de la force majeure ? plus spécifiquement, vous imposeriez ses pleurs en continu aux cinq cents passagers sus évoqués ?) font écho à la sirène qui vrille périodiquement les tympans des voyageurs (sans raison apparente, en plus), outrepassant la barrière des boules Quiès.
Vous apprécierez le sens des convenances à toutes épreuves du personnel : le plateau repas est servi à seize heures (heure française), quoi de mieux qu’une salade de pates et du camembert pour le goûter ?
Une femme accepte une coupe de champagne : gênée par sa propre audace, elle lance d’un ton volubile « voilà, c’est comme ça ! » pour couper court à toutes critiques.
Le passage à la douane est une étrange formalité : après la paranoïa ambiante et le flicage tous les dix mètres, un simple cout d’œil à un formulaire remplit par le voyageur, un contrôle des empreintes et on est libre (une fois que les bagages daignent apparaître sur le tapis, ce qui est évidemment assez long, comme tout le reste).
Le pire, c’est qu’on sait qu’il faudra y retourner. Et que ce sera pire..
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C'est par un parfum de forêt que commence cette histoire : Un sentier battu, un sentier perdu. Dans la brume, une vie ordinaire. Promesse de changement à cette conscience qui me force à devenir ce que j'essaie de haïr
Cette histoire, n'est ni fausse ni vraie. Elle est perception, elle est est moi. C'est une histoire au goût de promesse refoulée, à la senteur d'une amour. Une histoire que vous pourriez écrire, une histoire que de toute évidence vous êtes entrain de lire.
Cette histoire, je vais finalement la résumer. Imaginer un esprit un peu tordu, un peu seul, un peu fou. Une fille, un peu seule un peu folle, mais pas assez pour lever le regard du journal de sa vie.
Refouler ses sentiments, refouler ses hurlements, devenir une machine. Voilà mon histoire.
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