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Le 1er septembre 2009, 12h57 Maman, j'en ai assez. Tue-moi si tu veux, mais arrêtes ça.
Si je me perds dans la musique, c'est pour ne plus entendre ses paroles résonner dans ma tête. C'est pour que ces voix qui m'accusent disparaissent.
Maman, je t'aime et je te hais. Tu me blesse. Tu me déchire. J'ai mal.
J'ai choisi d'accuser les défauts de mon père car je pensais que ça me rapprocherait de toi. Ce fut le cas, mais ça n'a pas duré. Ou peut-être est-ce parce que je l'aime plus que toi que j'ai choisi de le laisser faire comme il le souhaitait. Que je répugne à le trouver quand j'ai besoin d'un service. J'aimerais t'oublier, maman. J'aimerais que tu partes pour que je sache enfin si je peux ou non compter sur toi. Mais je n'en ai pas l'impression. Non, maman, je ne crois pas pouvoir te faire confiance. Je ne crois pas pouvoir appuyer mon avenir sur toi. Tes mots me hurlent de te laisser en paix, de ne plus rien te demander, alors que je suis ton enfant et encore dépendante de toi.
Un jour je partirai d'ici. Un jour je couperai ce membre qui me hante et me torture.
Tu veux que je grandisse pour te laisser en paix, mais je ne le peux pas parce que tu me détruis. Tu me laisses faire, comme si mes résultats t'importaient peu, et tant que je ne te fais pas honte, tu ne dis rien. Tu te fiche de savoir de quoi j'ai besoin pour grandir. Tu préfère peut-être me laisser être seule. Les enfants on besoin de la confiance de leurs parents pour réussir, maman. Je vais mourir et tu ne t'en préoccupe pas. Mourir, tout de suite les grands mots, n'est-ce pas? J'en viens quand tu me blesses à me demander si je tiendrai jusqu'à mes dix-huit ans. Mais pour que tu comprennes, sache que je n'ai pas envie de cesser de vivre pour toi, maman. Je voudrais vivre. Tu le vois à ce conditionnel, je n'y crois plus. Je ne crois pas que je survivrai à tes remarques toujours plus dures. Peut-être sont elles toujours les mêmes et est-ce seulement moi qui me fragilise. Peut-être les trouvé-je plus dures car elles me font à chaque fois aussi mal. J'aurais pensé qu'avec le temps je t'aurais survécu. Maman, tu es la cause de mon malheur depuis que je suis née. Mais je ne veux pas te blesser, c'est pourquoi je n'en parle pas.
Des larmes de sel sur mes joues, se rejoignent sous mon menton. Écrire me calme. Je contrôle ma douleur, et reste lucide. Sans ça je ne sais ce qui se produirait. Heureusement que mes amis sont quelque part pour me rappeler que je ne dois pas abandonner, pour eux. Je pense à eux quand je vais mal. Tant que je peux les voir, tant qu'ils ne m'oublient pas, j'ai une raison de tenir, ça va.
_________________ L'innocence est la seule vraie source de jouvance. Maintenant, je suis là : http://l3t-m3-fr33.allmyblog.com
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