Avertissement aux hypothétiques lecteurs qui passeraient par ici:
Malgré les règles spéciales de ce forum journal intime, et si bonnny le permet, je vous en prie, si vous avez quelque chose à dire, dîtes le. Si vous n'êtes pas d'accord, dîtes le. Si vous pensez que je devrai économiser mes mots, dîtes le. Je mets ces textes ici car c'est je crois la meilleure place. Mais mes bleus à l'âme, vous ne les trouverez pas là. Partout ailleurs sur E, oui, mais pas ici. Donc lachez vous, critique de fond, de forme peu importe... je ne publie pas dans ce sujet les blessures trop fraiches...
J'ajoute quand même que ce que j'écris ici est une vision des choses tout à fait personnelle... et je ne prêche pas la bonne parole, je pense à voix haute en espérant recueillir quelques avis ou réflexion sur mon passage...
1. Prince Charmant
J’y ai longtemps cru. Je l’ai attendu, espéré, prié en secret de venir me délivrer de ma tour d’ivoire. Princesse tourmentée que l’ironie avait enfermée dans l’édifice somptueux de ses propres complexes, je m’inventai un sauveur. Un prince charmant, magnifique statue indétrônable au centre du paysage duveteux de mes rêves. Un Homme-dieu, paré de milles qualités, tout droit sorti d’un conte. Une star de cinéma, la classe d’un gangster de Chicago, la force d’Achille de Troie, la puissance de Neo l’Elu. Un Apollon qui m’offre son cœur, un surhomme dont la parole est d’or. Ses mots font rire, apaisent, rassurent, défendent, et protègent. Et entre toutes, il est à moi. Il me rend invincible. Il m’éclaire et je brille de mille feux. Il me suffit maintenant d’apparaitre à son bras. Je ne suis plus moi, je suis nous. Pourquoi faire encore un effort ? Je suis plus que tous les autres car ils ne sont qu’eux et moi je suis déjà nous. Et lui, dans le nous, est un dieu, aux pieds duquel on se prosterne. On l’adore, on le loue, et par procuration, me voilà devenue reine. Doux rêve que j’entretenais dans l’édifice vertigineux de mes illusions dévastatrices, en contemplant en bas cette foule trop lâche pour venir me délivrer. Je crois que je ne comprends que maintenant que le seul choix envisageable et raisonnable pour eux était la fuite.








