Je touche le fond, de plus en plus, je le sens.
Mais le fond de quoi?
C'est vrai, après tout, la nausée peut-être le signe de beaucoup de choses. Un mal être, mais aussi une découverte, effleurer du bout des doigts la vérité...
Je touche le fond. Mais je ne dois pas rater ce trimestre, ne pas refoiré admirablement un trimestre de plus, sinon je foutrais sûrement ma vie en l'air. Je me trouve donc dans une situation délicate, celle où j'entrevois que tout ça, en cours c'est sympa; mais arrivé à la maison, c'est le dégout, la rébarbation profonde qui se manifestent. Qu'est ce qu'on s'en branle du taux de naissance des enfants hors mariages à Capoulco-les-trompettes en 1899?
Ou alors, plus grave, la vie en solitaire dans un 30m2 glacial m'a rendu la vue. Je découvre que peut-être tout ceci, ces désirs de pouvoirs, de gains et de statut social élevé, ne m'appartiennent pas.
Je suis une gentille fille, je n'existe qu'à travers les autres et ce que je leur fait croire pour les contenter. Ce qu'ils veulent entendre est ce que je leur donne. Dommage pour moi...







