de Kendaï » 28 Juin 2010 14:51

de Ttevin » 28 Juin 2010 15:35
Kendaï a écrit:Parfois, je veux son corps et son âme,
Dans l’espoir de rallumer la flamme.
Parfois, je veux son cœur et son cul,
Et cracher, sur sa chair vaincue. Là, c'est violent, ça arrive trop vite d'après moi, et cracher, c'est pour moi en désaccord avec le reste du poème: elle ne t'inspire pas du dégoût, dans le reste, alors qu'ici, c'est bien ce qu'il semble.
Parfums sourds et lourds,
Aux harmoniques narcotiques, Hum, c'est joli, mais les harmoniques, d'après moi, sont un terme sans doute un peu trop scientifique, à part si tu précises que tu assimiles le parfum à une onde, dans le vers précédent. (C'est bien ça, que tu veux dire? ce sont les composantes secondaires d'une onde, si je ne me trompe?) Mais l'image est belle! j'aime, même si ce n'est peut-être pas accessible à tous (j'espère que tu faisais bien référence à une onde)
Sans cesse m’entourent,
D’un érotisme frénétique.
Si je déchire mes ailes,
Me laissera-t-elle la museler ?
Si je ravale mon fiel,
Osera-t-elle quand même m’aimer ? (la strophe exprime bien le sens du poème. Rien à dire.)
Je me fous de tout…
Je me fous de toi !
Mais je suis fou,
Je suis fou de toi. (un peu bateau, d'après moi, cette strophe là. Après les harmoniques, c'est dommage! On s'attendrait à quelque chose de plus recherché!)
A t’attendant j’attends, (A t'attendant? Si tu voulais dire "en t'attendant"... C'est un peu trop redondant, d'après moi)
J’attends le rêve, j’attends le mièvre.
J’attends tes seins, j’attends tes reins,
J’entends le ciel et la lumière.
Je te cherche, et tu le sais.
Moi, je ne te connais pas.
Je te trouve, et tu me fuis,
Moi, je ne te rattrape pas.
Et dans un mélange de honte et de dégoût,
Je crois te dire : Je t’aime. Ce passage est plus obscur que le reste: on comprend mal ce que tu veux véhiculer...
PS : Le titre est important.
PS* : S'il vous plait, n'hésitez pas à commenter, même (et surtout) si vous n'aimez pas.


de Salwin » 28 Juin 2010 17:31
kendaï a écrit:Parfois, je veux son corps et son âme,
Dans l’espoir de rallumer la flamme.
Parfois, je veux son cœur et son cul,
Et cracher, sur sa chair vaincue.
la strophe semble se découper en deux partie : l'amour "pur" et l'amour charnel misant tout sur le corporel. Aussi je ne comprends pas ce que fais "corps" au premier vers et "coeur" au troisième. Les inverser m'aurait paru mieux.
Comme Ttevin, je dirais que ça va trop vite : c'est limite plus dans le charnel qu'après.
Si vers métrés sont voulus, je compte 9 syllabes aux 3 premiers et 8 au dernier.
Parfums sourds et lourds,
Aux harmoniques narcotiques,
Sans cesse m’entourent,
D’un érotisme frénétique.
J'aime moi beaucoup cette strophe. Je ne sais pas si "harmonique" est terme réservé à la science, comme dit le précédent commentateur, mais sa signification "qui est conforme aux lois de l'harmonie musicale" me paraît coller parfaitement à ce qu tu veut dire
Si je déchire mes ailes,
Me laissera-t-elle la museler ?
Si je ravale mon fiel,
Osera-t-elle quand même m’aimer ?
Volonté comme précédemment me semble ici de vers métrés. Je n'arrive à compter 8 syllabes au deuxième et non 9 qu'en pronoçant "laiss'ra" (bref en 2 syllabes) et non "lais-se-ra" (3 syllabes)... ce qui me parait bof.
Le sens des deux premiers vers m'est flou... J'ai vaguement dans l'idée que c'est la même idée que les deux suivants qui était véhiculée... néanmoins, les "ailes" n'ont rien de provocant/insultant/répugnant qu'à le fiel.
Je me fous de tout…
Je me fous de toi !
Mais je suis fou,
Je suis fou de toi.
Si le terme vulgaire de "me fous" (tu me connais ^^) m'est assez désagréable, les homonymes "fou" et "fous" du verbe foutre, l'un d'eux étant présent dans chacun des vers, font que c'est agréable à l'écoute. Je n'arrive pas à comprendre le 2nd vers que comme une exclamation de ce que tu as dit précédemment qui t'effraies : tu aurais dit que tu te fous de tout... et donc d'elle en fait ! et qu'en fait ce n'est pas vrai du tout et que ça t'horrifierait de dire cela... D'où la rectification qui suit. Si il faut prendre la chose au premier degré, je n'arrive pas à voir de logique.
5 syllabes partout sauf au 3eme vers (4 syllabes)
A t’attendant j’attends,
J’attends le rêve, j’attends le mièvre.
J’attends tes seins, j’attends tes reins,
J’entends le ciel et la lumière.
"A t'attendant, j'attends" : Même remarque que celle émise par le commentateur précédent : "a t'attendant" ne signifie rien pour moi et si c'est "en t'attendant, j'attends", ça me parait redondant. Je comprends néanmoins l'idée : en l'attendant, tu n'arrives a rien faire d'autre que l'attendre en fait... tu penses qu'à son arrivée (si arrivée il y aura)
Le "j'attends tes reins" me dérange, mais se veut certainement dérangeant... lorsqu'on connaît le rôle des reins... remarque, c'est pas pire que dire raffoler du cul de qqn au fond...
L'absence de rimes et qui plus est d'un nombre de syllabes, au moins deux par deux respectés (comme dans la 3eme strophe), fait tâche.
Je te cherche, et tu le sais.
Moi, je ne te connais pas.
Je te trouve, et tu me fuis,
Moi, je ne te rattrape pas.
Le "Moi" en apostrophe m'apparait laid à la lecture... je ne saurais trouver raison réelle par contre. L'idée d'opposer le fait qu'elle sait ta flamme et que toi tu ne sais rien si elle éprouve qqch pour toi je l'ai compris, mais c'est dit d'une façon qui me déplait... toute cette strophe en fait je l'aime pas...
Je n'arrive à déterminer réel compte de syllabe commun. (7-7-7-8 à mon compte)
Et dans un mélange de honte et de dégoût,
Je crois te dire : Je t’aime.
honte et dégoût de soi-même m'apparaissent vraiment trop semblables pour pouvoir parler d'un mélange réel : les ingrédients de ce mélange étant quasiment les mêmes, on n'a pas de réel mélange, on obtient la même chose... même si le dégout de soi est une honte bcp plus grde qu'une honte commune, elle en demeure une.
"je crois te dire": je ne comprends même pas ce que tu entends par là

de Kendaï » 29 Juin 2010 9:31
Manifestement, vous trouvez que le violent arrive trop vite. En fait, je suis content, je voulais qu'on est l'impression que ca commence bien, mais en fait non. C'est vrai qu'une descente vers la violence aurait été possible. Peut-être sur un autre texte (ou alors il me faudrait tout réécrire... pourquoi pas).Parfois, je veux son corps et son âme,
Dans l’espoir de rallumer la flamme.
Parfois, je veux son cœur et son cul,
Et cracher, sur sa chair vaincue.
Je suis content qu'harmonique plaise. J'adore aussi !! ^^ Mais heu... non je ne faisais pas particulièrement référence à une onde mais plutôt à un éventail de saveurs.Parfums sourds et lourds,
Aux harmoniques narcotiques,
Sans cesse m’entourent,
D’un érotisme frénétique.
L'idée c'est, si j'arrête d'être gentil, vais-je pouvoir assouvir mes envies de dépravations et si j'arrête d'être méchant pourrais-je être heureux avec elle. (Ailes = anges), je voulais parler des cornes a la place du fiel mais j'ai abandonné l'idée.Si je déchire mes ailes,
Me laissera-t-elle la museler ?
Si je ravale mon fiel,
Osera-t-elle quand même m’aimer ?
C'est vrai que la strophe me parait à moi aussi très (trop ?) facile, mais bon... Me faudrait un autre avis XD.Je me fous de tout…
Je me fous de toi !
Mais je suis fou,
Je suis fou de toi.
Effectivement je m'étais planté au début. Désolé. Salwin, ton analyse est la bonne ! Je compte changer la dernière strophe un peu naze (d'ailleurs personne n'as fait de commentaire).En t’attendant j’attends,
J’attends le rêve, j’attends le mièvre.
J’attends tes seins, j’attends tes reins,
J’entends le ciel et la lumière.
Bon clairement... j'ai écrit cette strophe trop vite. A revoir complètement donc !Je te cherche, et tu le sais.
Moi, je ne te connais pas.
Je te trouve, et tu me fuis,
Moi, je ne te rattrape pas.
Hé bien j'ai honte parce que je l'aime et je me dégoute parce que j'ai envie d'elle seulement pour le lit. Quant au je crois, c'est une sorte de rêve, je ne suis plus sûr de rien.Et dans un mélange de honte et de dégoût,
Je crois te dire : Je t’aime.

de Kendaï » 01 Juil 2010 13:27

de Richard » 01 Juil 2010 13:48

de Salwin » 01 Juil 2010 14:15
Kendaï a écrit:Avec la nuit sans doute,
Viens poindre la déroute.
Le soir les idées gouttent
Sans pleurs, alors écoute.J'ai bien aimé cette invitation à l'entrée du poème : c'est le soir, tu pleures pas encore (contrairement à la nuit) mais avec le terme de "gouttent" on ressent que les larmes pointent déjà un peu avec les idées qui approchent
Parfums sourds et lourds,
Aux harmoniques narcotiques,
Sans cesse m’entourent,
D’un érotisme frénétique.j'ai déjà dit avoir aimé cette strophe et tu n'as rien changé... donc rien d'amélioré, mais rien de dégradé ^^
Oh je me fous de tout…
Je me fous même de celle !je n'arrive pas à comprendre le "celle"
Mais sache que je suis fou,
Car oui, je suis fou d’elle.strophe que j'aime pas trop avec les termes de se foutre et la non-compréhension du 2nd vers
Parfois, je veux son corps et son âme,
Dans l’espoir de rallumer la flamme.
Parfois, je veux son cœur et son cul,
Mordre et cracher, sur sa chair vaincue.strophe déplacée et mieux placée :)
Si je déchire mes ailes,
Me laissera-t-elle la museler ?
Si je ravale mon fiel,
Osera-t-elle quand même m’aimer ?rien de changé si ce n'est la position
Quand je la cherche elle s’exile,
Quand elle me trouve je me défile.
Idylle charnelle, luxure naïve,
Paradoxal… passion fictive…dernier vers que je n'aime pas trop... pourquoi ne pas mettre "paradoxale passion fictive" ?
Sinon qualifier idylle de charnelle et luxure de naïve illustre bien le partage entre les sentiments purs et l'attirance corporelle... strophe que j'ai vraiment bien aimée avant le dernier vers (d'ailleurs des points de suspension comme ça, ça faisait bof)
J’attends le ciel et sa candeur !
J’attends le rêve, j’attends le mièvre.j'aurais préféré que tu parles que du "beau" dans ce vers... la transition avec "mièvre" fait que le partage entre l'horrible et le beau des sentiments n'est pas assez tranché... l'horrible décrit dans les deux vers suivants est du coup annoncés et moins fort ensuite. Bref tu tranchais réellement entre l'horrible et le beau et là on a "mièvre" qui est du côté de l'horrible mais vraiment terme faiblard
J’attends tes seins, j’attends tes reins,beau choix dans le charnel : les seins, puis pire encore les reins : gradation dans le pur charnel
J’attends l’enfer et ses excès !finir par "excès" m'a déçu... pas assez fort... mettre le mot "enfer" à la fin aurait été plus fort.
La lune m’a dit que j’étais saoul,
Et quel humour, et quel sophisme !
Et elle ! Elle qui n’est là qu’a travers moi,
Sainte idole lascive, tu me consumes…je n'arrive pas à déterminer qui est le "tu" et qui est le "elle" avec certitude... et je ne sais pas non plus si la lune représente qqn... je n'ai donc pas compris réellement la strophe
Et pourtant,
Dans un mélange de honte et de dégoût,
Je crois lui dire : Je t’aime.l'idée véhiculée à la fin que tu m'as expliquée précédemment, je l'aime bien... Mais le terme seul de "dégoût" peut laisser penser que ce n'est pas forcément d'un dégoût de toi-même qui est exprimé

de Kendaï » 01 Juil 2010 15:25
Arf, tu marques un point... Mais bon, un peu de cucul n'as jamais tué personne hein !Richard a écrit:J'aime beaucoup, c'est intéressant et plutôt original. Par contre le "je suis fou d'elle", toi qui blâme le culcul... :-p
C'était pour ne pas répétter "elle". Je pense honnetement que c'est compréhensible. D'ailleurs, j'ai tiré ça d'une chanson.Salwin a écrit:Je me fous même de celle !je n'arrive pas à comprendre le "celle"
Oui pourquoi pas, je vais y réfléchir.Salwin a écrit:Paradoxal… passion fictive…dernier vers que je n'aime pas trop... pourquoi ne pas mettre "paradoxale passion fictive" ?
Je ne sais pas trop quoi dire sur ça. Je comprend ce qui t'as déçu, mais moi j'aime bien comme ça XD. Pour le mièvre, il est vrai que j'aurais pus choisir un autre mot, mais là "mièvre" c'est presque une parodie.Salwin a écrit:J’attends le ciel et sa candeur !
J’attends le rêve, j’attends le mièvre.j'aurais préféré que tu parles que du "beau" dans ce vers... la transition avec "mièvre" fait que le partage entre l'horrible et le beau des sentiments n'est pas assez tranché... l'horrible décrit dans les deux vers suivants est du coup annoncés et moins fort ensuite. Bref tu tranchais réellement entre l'horrible et le beau et là on a "mièvre" qui est du côté de l'horrible mais vraiment terme faiblard
J’attends tes seins, j’attends tes reins,beau choix dans le charnel : les seins, puis pire encore les reins : gradation dans le pur charnel
J’attends l’enfer et ses excès !finir par "excès" m'a déçu... pas assez fort... mettre le mot "enfer" à la fin aurait été plus fort.
Elle et tu sont la même personne, c'est la fille dont je parle. C'était pour marqué le début d'une sorte de folie, je parle d'elle a la troisième et la deuxième personne.Salwin a écrit:Et elle ! Elle qui n’est là qu’a travers moi,
Sainte idole lascive, tu me consumes…je n'arrive pas à déterminer qui est le "tu" et qui est le "elle" avec certitude... et je ne sais pas non plus si la lune représente qqn... je n'ai donc pas compris réellement la strophe

de Ragne » 02 Juil 2010 17:03


de Kendaï » 06 Juil 2010 14:51



de Ttevin » 07 Juil 2010 22:55

de Kendaï » 08 Juil 2010 8:46
Ragne a écrit:Serais-je puritain?^^
Ttevin a écrit:Par rapport à l'ancienne version -> De celle! C'est juste bizarre. Je pense que tu ne peux pas dire quelque chose de tel.
Sauf s'il introduit un enjambement. Là, C'est juste incomplet.
Même si le sens, tiens, justement, tombe sous le sens (on vient d'assister à une définition récursive), c'est... Pas beau.![]()
Bref: Une alternative, peut-être?


de Oden9 » 12 Juil 2010 0:07

de Kendaï » 12 Juil 2010 16:07

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