La rosée arrose les roses
Un matin où pousse le thym.
L'aurore n'est qu'une horreur rose,
Un zèbre de zinc zinzolin.
Les étoiles toilées se voilent
Dans le ciel miel, superficiel,
Soleil et abeilles se valent,
Et arpentent l'artificiel.
La Madone donne la donne,
M'invite à vite léviter,
Et, telle Perséphone, donne
Le blé pour ne point l'éviter.
L'automne monotone est là,
La journée nait, n'est-ce pas vil
De tenter tant un homme, las
D'être seul au sol d'une ville.









