topic intéressant O_O
Hum...ça me fait penser à ça :
Gene Wolfe dans L'Ombre du bourreau a écrit:
L'utilisation du langage de la souffrance avait fini par recouvrir ma souffrance d'un tampon: et tel est le charme puissant des mots, qu'ils nous permettent de réduire en entités neutres et manipulables les passions qui, autrement, nous rendraient insensés et nous détruiraient.
Plus précisément, je pense qu'on met de mots sur la tristesse parce que c'est celle que l'on veut réussir à manipuler... pour la faire disparaître. On écrit sur ce qui menace de nous rendre fou, pour rester lucide. La tristesse fait peur, on a peur qu'elle soit trop forte, alors on la manipule. C'est un point de vue, c'est tout, c'est ce que je fais bien souvent. Des mots pour "fixer" pour "contrôler" quelque chose qui autrement nous échapperait...
Ou bien des mots justement pour s'ouvrir, en tant que point de départ.
Peut-être qu'on écrit sur la tristesse parce qu'il y a là plus de choses à dire que sur le bonheur, pour ne pas virer dans le trop niais, en effet =)
Ou peut-être aussi parce que la peine est quelque chose auquel tout le monde est un jour confronté... ainsi... les autres s'y reconnaissent aussi, d'une certaine manière.
Par extension, cette fois, c'est peut-être aussi parce qu'on ne peut pas décrire le bonheur tant qu'on n'a pas fait le tour de tout ce qui est triste. Par élimiation, alors, ou par contraste, on peut définir le bonheur en disant : le bonheur c'est ce qui n'est pas triste.

mon raisonnement est peut-être un peu trop tiré par les cheveux pour le coup ^^