Textes dans la catégorie Prose & Divagations
Prose & Divagations »
Les ages disparaissent et la nuit devient reine.
Perdu dans ces immensités de ténèbres ou les rêves croisent les lambeaux d'une vie perdue.
Ces contrées inexplorées ou dérivent lentement les morceaux de mon âme brisée
Ces lieux immatériels ou je m'égare tel un fantôme dans la brume
Les cieux et les terres revetent la même teinte grisatre et se refletent , mirroirs de peine, images de haine amplifiée dans une terrifiante spirale
Marchant sur ces sentiers noirs , teintés de misère ,jalonnés par les ossements des pères
Tâtonnant dans ces ténèbres trop présentes, butant sur les intentions pavant les enfers
Descente aux allures Dantesques , du noir émerge les feu pourpres de ces lieux maudits
Entre ténèbres et rubis, subtil mélange , émergence de la folie qui me guette
Voyage au centre des pulsions, expérience dénuée de raison et de sens
Dans ce parcours sans nul retour qui s'empare de mes restes d'humanité
Submergé par la déferlante,happé par cette atmosphère délirante
Je me laisse porter par ce courant de haine et de luxure habilement mêlées
Balloté dans cet état second , dirigé tel un pion , déporté vers des lieux interdits
Chemin si long que le temps n'est plus , endroit si loin que se brouille ma vue
Sur les berges sombres porte enfin le regard, au sol , trempé et hagard
Réveil incertain sur des rives inconnues , oublié qui je fut
Encerclé de falaise au reflets d'albâtre , sentier qui se profile devant
Je me lève et prend la route , nul retour possible
Lente ascension , bercé de fatigue et déception , en quête de réponses et de raison
Toujours montant , toujours grimpant , serpentant entre cols et pics
Toujours nappé de brouillard , coton gris et suintant au allures glacées
Lente ascension , drappé de souffrance et déraison , errance aux allures éternelles
Peu à peu disparaissent les nappes brumeuse, s'éffilochent tels ces souvenirs perdus
Un regard en arrière, mais rien n'est plus, absorbé par les ténèbres toujours présentes
Et soudain souffle la brise salutaire , chassant les noires idées , mornes pensées
Derrières ces nuages qui s'égarent, ces masses qui s'en vont vers l'horizon
Quand transparait enfin la douce lueur de la lune , lumière diffuse d'argent
Astre qui me guide au firmament, dans lequel ma s'égare mon esprit nouveau
Divaguant dans cette présence céleste, abandonné à corps et âme dans sa vision......
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C'est un espoir. De ceux qui sont voués à l'échec. De ceux qui ne durent pas assez longtemps. De la fumée légère, presque transparente, qui s'élève, qui s'élève, et puis...
Plus rien.
C'est un effet périodique. C'est une joie immense suivie d'un froid glacial. Et ça recommence.
Mais où cela nous mène-t-il ?
Peut-on chevaucher la fumée, étalon d'opium, et nous laisser porter par le vent, à des kilomètres à la ronde, jusqu'à trouver ce petit quelque chose qui fait de nous des êtres entiers?
Peut-on seulement suivre la fumée, nous laisser guider, fermer les yeux, et avancer?
Peut-on dompter ces arabesques volatils? Apprivoiser des illusions et les rendre réelles?.
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Quand tout s’effondre. Chaos sans nom. Sol qui s’écroule. Pieu dans le cœur.
Les ombres de la solitude, tourbillonnantes, m’entourent. Elles me murmurent des paroles de mort, des paroles de doute. Et j’entrevois l’horreur qui s’y cache.
Je les écoute.
Je les écoute et elles me parlent, elles tiraillent mon âme condamnée.
C’en est assez ! Silence ! Donnez-moi le silence !
Accablée je m’assieds, âme en peine et perdue dans ma propre douleur.
Des marches. Un escalier dans un jardin. Tant de verdure autour de moi… Je ne vois rien. Je ne vois plus car mon cœur est enclos dans les ombres. Plus rien ne m’entoure que cette horreur suprème… Ce vide insensible qui m’écarte de tout.
J’erre dans les ombres depuis cet escalier perdu, et mon regard erre alentour, cherchant un quelconque intérêt à ce chaos sans fin… sans but. Sans trâme et sans histoire. Petit papillon qui sécrase sur la chaussée sans avoir butiné de fleur.
Flou mon regard au monde. Flou les arbres alentours. Une petite main sèche les yeux, et ils continuent leur cheminement incertain sur le vide qui m’entoure.
Un mot, une arme, quoi que ce soit…
Pour revenir du chaos. Ne pas sombrer, ne pas s’écraser au fond de ce gouffre…
Quelque chose pour sauver mon âme… ?
Le regard de l’enfant se perd, cherche, cherche un peu de salut.
Dans la lumière du jour, blanche et fraiche comme un automne bien sec, les yeux s’émerveillent des arbres. Branches aux doigts levés vers le ciel.
Le ciel…
Une main verte se dévoile au milieu d’autres.
Index levé, point fermé.
« Regarde le ciel » semble dire cet arbre.
Je regarde.
Non, le ciel n’est pas vide.
Regarde le ciel.
Ce ne sont pas les dieux qui y vivent.
Regarde le ciel.
Les oiseaux, les nuages, ces éclaircies soudaines ou averses qui durent, durent et nous trempent et chassent les peines.
Regarde le ciel.
Pas de dieux dans le ciel. Mais mon espoir y est.
Pas de dieux dans le ciel, juste un peu de nature, la sauvagerie du vent, la fougue des orages.
Pas de dieux dans le ciel mais tous l’espoir que des miliers de gens le contemplant y ont placé.
Depuis des années, je regarde le ciel. Je me suis levée de ces marches et suis retrounée à la vie. J’ai pris les armes et pris la plume, j’ai gardé espoir en regardant le ciel.
Il n’est jamais tombé, ce ciel.
Il abrite tant de monde, ce ciel.
Même s’il pleure, même s’il gronde, le ciel est toujours là.
Tant que le ciel est là, je suis là, quelque part.
Au dessus du chaos qui a suvi mes pas.
Même cent mille lieues sous la terre, le ciel est là.
Même lorsqu’il disparaît derrière des monceaux de poussière, même quand il n’y a plus rien, le ciel est là.
Confidence d’une enfant qui n’avait plus que ça..
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Le vent du nord, d'une froideur douloureuse, souffle sur la ville endormie. La pluie frape les façades grises des immeubles assoupis. Des ombres, dont les pas sur le pavé résonnent d'un sourd écho, déchirent les nappes fantomatiques de la brume oppressante. La cité s'est mue en une bête dont les entrailles d'acier glacé respirent un danger latent. Dans les noirs dédales, le temps a suspendu son vol. Le moindre bruissement furtif dans le labyrinthe des sombres ruelles exhale une peur assourdie. Tout n'est plus qu'hallucinations paranoïaques pour les âmes en quête d'errance qui bravent les abîmes des squares menaçants. Les balançoires grincent comme si l'on ouvrait les portes de l'Enfer. Au loin, les chiens hurlent à la mort tel un présage de mauvaise augure, de secrets à jamais enterrés. Depuis quelques heures déjà le crépuscule a fait son lit dans les monstrueux tentacules de la lune noire..
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Ouais, la plume. Bah quoi ? Oui, je t'ai dis, la plume. La plume d'oiseau. La plume d'un corbeau. Quoi, t'aimes pas ça ? Arrête avec tes surpestitions, les corbeaux ça porte pas malheur. C'est rien que pour faire peur aux gamins comme toi. Ok, ça va, t'es pas un gamin : t'as le même âge que moi. Non, non, vraiment, la dernière fois j'avais fait exprès d'avoir peur. Mais non, je mens pas. Tu me fais pas confiance ? C'est facile de se faire trembler. Tu penses à des choses horribles... Oui mais non, c'est pas l'oiseau qui m'a fait peur ! Le corbeau, imagine-toi que c'est un pigeon noir. Qu'est-ce que tu me sors le chat noir ? Qu'est-ce que t'as contre le noir ?
Mais quoi encore, qu'est-ce que t'as à sortir des trucs qui ont aucun rapport avec la plume dont je te parle ? Je m'en fiche complètement qu'Eve aie mangé la pomme. Ouais, faut pas se laisser aller vers le Mal, c'est ça... Tu crois que je veux devenir une sorcière ? Quoi ? Pardon ? Tu penses que oui ? Non, arrête, ca se lit sur ton visage que tu penses autre chose. Je veux pas devenir une magicienne ou un truc dans ce genre. Tu sais, style la magie noire. Oui, la magie NOIRE. T'as peur, hein ? Bah tu devrais pas. Noir, noir, noir !
Une ébauche conçernant la peur. x).
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