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Je vous propose le sujet de français/phi de cette années en CPGE scientifiques. Le Thème? L'argent!
Alors ce que j'y vois, éclairé par mes cours: L'argent, à l'origine, a aidé au développement de la société humaine. Il facilitait les échanges, étant donné que le troc n'assurait pas un échange équitable, et que les hommes ne pouvaient pas se spécialiser: allez échanger du bois contre du bétail: le marchand de bétail n'a pas nécessairement besoin de bois, alors que le bûcheron doit bien manger!
Bref. L'argent a été créé comme moyen dans une série téléologique. (Une série de moyens qui aboutissent à une fin, selon Simmel) Depuis, l'argent a gagné en influence, et est devenu un outil si important qu'il est passé de moyen à fin. L'argent est une fin en soi. Beaucoup veulent un bon métier pour gagner beaucoup d'argent: ils ne pensent même pas à ce qu'ils en feront après; ils se disent juste que s'ils en ont ils pourront le faire. Dès lors, c'est la possession de l'outil qui donne l'idée de faire les choses, alors que c'est l'idée qui devrait nous conduire à la possession de l'outil. (Il faut enfoncer un clou, et c'est là qu'il vous paraît utile d'acheter un marteau. Vous ne l'achetez pas juste pour dire de le posséder car après vous pourrez enfoncer autant de clous qu'il vous plaira...)
Après, le supprimer serait pure folie: on reviendrait presque instantanément à l'état de nomade, la société humaine n'étant pas équitable. (vous nous voyez franchement fonctionner comme les schtroumphs de Peyo?)
Bref. Le problème de l'argent, c'est qu'en tant que fin, il est stocké, thésaurisé. Parfois même il en résulte des déviations (Avarice, prodigalité, rejet total, et j'en passe). A partir de là, il cesse de circuler, et devient plus de l'art qu'un outil.
Bref: l'argent est un moindre mal, à mon avis. Il n'a pas de volonté propre, et comme le dit si bien Mornip, c'est ce qu'on en fait qui est important. Néanmoins, on a tendance à considérer l'argent comme une entité supérieure, une sorte de Dieu.
Bref. C'est un moindre mal car il nous offre une tentation, en quelque sorte. Celle d'oublier sa vocation d'outil. Le véritable problème, c'est de vivre pour lui, comme un moine vit pour son Dieu en rentrant au monastère. Il faut au contraire qu'il nous permette de vivre...
_________________ Tapez "choucroute" dans le champ "recherche". C'est à mourir de rire.
 (Pour les profanes des maths: l'intégrale des textes de Hämärää est sur Ecrivons.org.
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