|
A la demande de Marie D ,les 20 premieres minutes la suite des que tu as lu (la mise en page n'a pas suivit au cours du copier coller)
Continuité dialoguée.
001.EXT. – STRATOSPHERE -JOUR–
Des images du cosmos défilent à une vitesse vertigineuse, ralentissent enfin pour se fixer sur un imposant vaisseau intergalactique stationné silencieusement tous feux éteints, dans les parages de la planète terre.
Une navette s’en détache lentement et se dirige vers la vieille planète, elle se cale plus précisément sur un signal lumineux brillant et intense qui émane d’un continent terrestre aux couleurs vertes.
002.INT. – COPICKT –JOUR.
Le pilote aux commandes en position avancée dans le cockpit, signale du doigt le point précis vers lequel le faisceau de lumière lente dirige l’équipage de la navette intergalactique.
Voix off nasillarde: Retour à la maison!
Une dizaine de pilotes et copilotes dans le cockpit sont affairés à la manœuvre de routine, tout en plaisantant, ils effectuent une multitude de gestes techniques. Visibles de la salle de pilotage, dans le compartiment contiguë d’autres cosmonautes femmes et hommes sont couchés, sanglés sur leurs banquettes en attendant la fin des opérations.
003.EXT.- Ciel au dessus de forêts. –JOUR.
La navette atterrit délicatement et silencieusement sur une base terrestre sobrement aménagée, passablement délabrée, envahie par une végétation luxuriante, où l’on ne distingue que très vaguement la piste de béton; au passage quelques branches giflent intempestivement la carlingue de l’engin.
Voix off nasillarde: Atterrissage, sept secondes. Atterrissage : trois secondes…. Atterrissage…
004.EXT. – BASE SPATIALE, VETUSTE ET DELABREE – JOUR.
Les opérations d’atterrissage au sol sont dirigées d’un hangar agricole par une dizaine de vieilles femmes aux commandes de consoles numériques. Les écrans de contrôle diffusent des images de fonds sous-marins. Certains sont éteints et poussiéreux.
Les enfants alentour, uniquement des petites filles semblent se distraire de la manœuvre. Les vieilles femmes sont habillées somptueusement avec une note d’extravagance élégante. Une araignée imposante déborde sur un écran:
UNE OPERATRICE (486 ans, assez bien conservée): Tu vas me laisser tranquille, tu vois bien que je suis occupée.
L'Araignée (voix masculine): Je croyais que vous aviez laissé toute cette "cuisine" à vos machines..
L'Opératrice: Heureusement que je suis encore là, je vois pas comment elles feraient sans moi, à ça oui, pour s'occuper de leurs toilettes…
L'araignée sort de l'écran et se positionne au dessus du moniteur.
L'Araignée : Ah les femmes, les femmes, toutes les mêmes de toutes façon, t'as vu comment tu es accoutrée?
L'Opératrice : Channel 1954! Mon tout poilu! Allez du balai!!
L'araignée saute de la table de contrôle, sort du hangar et se précipite vers la piste d'atterrissage.
005.EXT. - Forêt -JOUR.
A la suite de la traînée au sol noirâtre occasionnée par le passage de la navette, la végétation exubérante reprend ses droits et referme le béton du tarmac : la piste d’atterrissage disparaît pour être remplacée progressivement par des lianes au sol, puis des buissons puis un enchevêtrement de végétation de plus en plus envahissant.
Bruitage enivrant d’insectes et de faune sylvestre.
006.INT. -HANGAR DESAFECTE -JOUR.
Dans le hangar les femmes âgées abandonnent au sol leurs manettes se lèvent et s’en viennent en procession vers la tour de contrôle bâtiment situé à proximité.
007.INT. – TOUR DE CONTROLE – JOUR.
Le bâtiment est en verre. De l'extérieur on y voit le "comité de réception " essentiellement composé de femmes présentement occupées à apprécier plusieurs tableaux et statues distribués librement et ornant le local.
Elles ne semblent prêter que peu d’attention à la prouesse technique de la manœuvre d’atterrissage qui se déroule derrière les baies vitrées teintées.
Le son cristallin de l'entrechoc des coupes de champagne parvient par moments à couvrir le brouhaha et la musique assourdissante.
Voix off : Brouhaha incompréhensible.
Plus impressionnant que les œuvres plastiques sont les tenues vestimentaires des hôtesses ; voiles diaphanes et corps nus bariolés, enduits de vernis de couleur, bijoux extravagants de toutes sortes dénotant une recherche certaine dans ce domaine. Plusieurs arborent des médaillons à l’effigie des jeux de cartes : Cœur, Trèfle, Carreau, Pique. Plusieurs sont simplement vétues de tee shirts sur des salopettes toujours aux couleurs ludiques, certaines, lunettes sur le nez et blouses blanches courtes et transparentes s'extasient devant les œuvres plastiques. Quatre personnages semblent être le centre d’intérêt des participantes : leur maquillage et tenues ne laissent aucun doute sur leur ascendant : il s'agit des Dames de pique , de cœur de trèfle et de carreau.
008. EXT. – TARMAC. – JOUR.
A l’extérieur on ne perçoit plus qu’un filet de musique quasi inaudible provenant de la tour de contrôle.
La soute de la navette s’ouvre dans un silence pesant, une centaine d’astronautes en groupe serré, combinaisons noires pour les hommes, blanches pour les femmes, se présente devant le boyau du sas de décontamination sur la rampe d’accostage qui glisse vers l’extérieur, lentement.
Le flot d’arrivants s’égrène peu à peu; A mi-chemin les premiers ralentissent leur marche, en tournant la tête ça et là, les yeux plissés comme éblouis, à la recherche de quelque chose qui leur échappe.
Dans leurs lourdes combinaisons de vol certains titubent, quelques-uns s’épaulent et se soutiennent mutuellement qui en chaise roulante , certains allongées sur des brancards roulants.
Ces hommes s’attendent de toute évidence à une réception enthousiaste et sont vivement déçu par l’apathie de la réception de leurs hôtesses; en fait la foule ,au pied de la tour de contrôle, singulièrement composée de femmes de tous ages qui« leur font la gueule», les dévisagent sans même applaudir.
Certains des astronomes se débarrassent de leur casque et s'ébouriffent les cheveux, puis se grattent le cuir chevelu. Hommes et femmes portent sur eux le stigmates d’une dégénérescence évidente :rides profondes , pustules visibles sur le visage ,peau terne ,petits saignements naseaux ext…
LE PREMIER ASTRONAUTE (qui communique encore par le micro du casque): Je ne vois que des femmes !
Le CAPITAINE : Je ne vois pas d’hommes!
009.INT. - Cockpit. –JOUR.
Le Capitaine dans le cockpit toujours aux commandes de son astronef. Ses doigts courent successivement sur les cadrans du tableau de bord : un cadran couleur verte : année de départ 11090 C.E.. un cadran rouge année de retour prévue 13460 C.E. ? Un troisième cadran clignotant : aujourd’hui : 01.08.24 003 C.E.
LE CAPITAINE : Que disait la documentaliste, à la réunion d’hier? Je pensais qu’elle plaisantait … Pas d’hommes ?
LE PREMIER ASTRONAUTE (Voix off) : Pas d’hommes, pas un seul !!!
LE CAPITAINE : J’arrive!!
D'une main il défait les nombreuses sangles et se dégage péniblement de son siège
010.INT. – Soute et boyau d'évacuation du vaisseau spacial. –JOUR.
Le capitaine accourt et rejoint son équipage sur la rampe d'accostage. L’équipage, une centaine de navigateurs et navigatrices reviennent des confins de l’univers, leur état de délabrement physique et moral se traduit par quelques défauts physiques imperceptibles.
Ils s’extraient un à un du boyau transparent de décontamination qui mène de la navette au bas de la tour de contrôle.
011. INT. –Réz de chaussée -Tour de contrôle –JOUR.
Le capitaine BRUCE est conduit devant un comité de femmes, une Dame aux bijoux symbolisant la Dame de carreau semble représenter l’autorité supérieure. Le silence se fait la musique s'éteint.
La conversation est déjà engagée.
Le capitaine du vaisseau spatial homme de commandement à la soixantaine burinée mais peau « sale »,cheveux parsemés haute stature,légèrement voûté, dans sa tenue de spationaute, son casque sous le bras gauche ,les traits crispés.
La conversation se poursuit pendant que tout le groupe déambule vers la salle de réunion où se déroule le cocktail. BRUCE: Mais où sont passés les hommes? Où les avez-vous remisés, de quelles contrées sauvages nous parlez-vous!! Où voulez-vous nous entraîner?
LA DAME DE CARREAU (Sans âge, physique athlétique, bronzée, drapée de voiles diaphanes.): Vous serez simplement traités selon la procédure R 610 comme de coutume, en quarantaine….
Les enveloppes corporelles du « standard homme » n’ont plus cours . . .
Les hommes ne servaient pratiquement plus à rien. Etonnament Avec leur disparition, ont également disparus tous les grands maux de la terre, qui devenait, de l’avis de toutes, proprement invivable lorsque vous êtes partis en mission.
Actuellement de grands équilibres naturels se mettent en place, la société a effectivement retrouvé son bonheur originel.
Si vous voulez récupérer les fruits de vos civilisations, nous avons préservé quelques écosystèmes d’antan où vous pourrez d’ailleurs vous retrouver en famille.
LA DAME DE CARREAU (suite): Vous pouvez choisir les résidus de n’importe quels siècles, sauf quelques lacunes historiques où toute la population planétaire a bien failli disparaître.
BRUCE (estomaqué, se retournant vers son vaisseau déjà presque enfoui sous la végétation): Mais, c’est de la folie, je ne vous crois pas et si c’est vrai, vous avez donc éliminé la moitié de la civilisation. Vous êtes une criminelle, un nazi… Eugéniste ? Vous connaissez ?
LA DAME DE CARREAU : Nous n’avons absolument pas éliminé quiconque, bien au contraire, nous préservons toute manifestation de la vie. Si vous faites référence à Attila, à Hitler, à Giscon deux ou à Errabolt, à Chicor et à Baccor, vous comprendrez que nous sommes d’accord.
012.INT. -Tour de contrôle rez de chaussée. -JOUR.
Le groupe ainsi formé se dirige vers la salle de réception et pénètre dans les lieux.
Bruce les mains derrière le dos, parcourt à grands pas la salle, déambulant parmi les femmes de l’assistance en scrutant leurs visages et détaillant leurs accoutrements. En levant les yeux vers le plancher transparent il peut apercevoir la foule féminine des autres étages.
LA DAME DE CARREAU (voix plus haute, elle n’interrompt pas son discours, et s’adresse aux lieutenants et membres de l'équipage tous ébahis) : Il s’agit bien d’hommes qui ont fait subir les pires crimes à l’humanité, la menant jusqu’à sa perte !.
(Elle refait face à Bruce.) LA DAME DE CARREAU : Et si vous voulez connaître la suite de tous ceux qui ont avili la planète : Que des hommes, évidemment, dictateurs ou présidents, PDG ou boursicoteurs, sous le couvert de sociétés anonymes, ou élus du peuple, vous voulez que je vous cite tous les pollueurs de 1900 à 5601? Tous de grands compétiteurs! Egoistes…J’en ai fait ma thèse de doctorat et c’est pour cette bonne raison que je dirige au plus haut échelon, notre société actuelle depuis près de cinq cents ans et dans ce monde, nous sommes toutes égales!
Celle qui prend la destinée de la planète, le fait avec le consentement de toutes et notre ordre est satisfaisant pour toutes. Nous choisissons même notre durée de vie, sans passer par toutes les affres qui vous rongent. Regardez votre état et soyez votre propre juge!
Le regard de Bruce se porte sur des femmes particulièrement âgées yeux bleus chevelure blanche , puis sur des femmes aux allures androgynes, sur des enfants de toutes races et de toutes couleurs, et toute une série de visages plus plaisants, vivants et souriants les uns que les autres.
LA DAME DE CARREAU : Par ailleurs, nous ne sommes pas plus « femme » que « homme » ; ces vocables n’ont plus cours… Nous sommes, je vous le répète, la résultante naturelle de l’évolution biologique de nos ancêtres hommes ou femmes, appelez les comme bon vous il vous semble!
Le capitaine baisse les yeux, tourne la tête vers ses lieutenants, les dévisage : Les visages bouffis, les traits hagards, les uns poilus, les autres sans ongles. Tous se dévisagent mutuellement et constatent leur piteux état de délabrement physique: au bord de l’évanouissement, leur fatigue morale et intellectuelle ne fait aucun doute.
BRUCE leur adresse un regard entendu, d’un hochement de tête.
Par contre, dans le regard des femmes porteuses, leurs compagnes, massacrées par les accouchements, se dessine une lueur de joie. Une femme de l'équipage s'avance, sur son badge est inscrit "documentaliste".
UNE FEMME DE L’ EQUIPAGE (La documentaliste, au physique de mastodonte, le visage meurtri mais rayonnant de bonté s’avance et prend la parole.) : Si je comprends bien, il s’agit de parthénogenèse thélytoque. Si vous avez abandonné la diploïde : la reproduction sexuée…, que devient l’héritage chromosomique biparental?
LA DAME DE CARREAU : Les progrès accumulés sont incommensurables et ont suivi de très prés les mutations qui se sont, effectivement accélérées naturellement, depuis moins d'un millier d’années…. Certaines disent sous l’effet de radiations cosmiques, ou…
Deux autres Dames aux attributs de la dame de Cœur et Dame de Trèfle s’approchent, la Dame de cœur prend la parole:
LA DAME DE CŒUR. : Nous ne sommes pas intervenues sur ce changement essentiel, nous subissons la volonté de l’autre monde. Quand vous connaîtrez un peu mieux notre société terrestre, vous comprendrez que nous avons remis la terre en état, pour le bien de toutes.
BRUCE (Arrogant, furieux.) : Comment ça, l’autre monde? Et, comment ça, de toutes! Et nous, les hommes, alors?
LA DAME DE PIQUE : Nous n’avons que peu d’explications, nous ignorons toujours en détail les évènements moléculaires aléatoires qui ont transformé des bactéries en poissons et des poissons en êtres humains et maintenant…. Cet évanouissement du sexe masculin…Peut être que dans la relation amoureuse ,l'homme était celui qui prenait le moins de plaisir …alors la compétition naturelle l'aura éliminé…qui sait comment c'est opéré ce choix crucial..
BRUCE: Vous dites "évanouissement?" Mais je plaisante!!
LA DAME DE TREFLE. : Capitaine Bruce, ne sont ce pas vous et votre équipage qui reviennent des confins de l’univers, et censés ramener toute l’information sur « l’autre monde »!
BRUCE (dépité, après un moment de répit.): Oui,… Nous ne pourrons jamais connaître les causes et les conditions préalables au "big bang" ; Ce dont nous sommes certains : le "big bang" n’est pas unique nous sommes dans un « multivers » mais nous n’avons pu aller plus loin pour savoir où se trouvait « l’intelligence intentionnelle ».
LA DAME DE CARREAU : Vous voyez! A présent nous avons légué le travail de recherche à nos nano- machines qui traquent les milliers d’univers qui se créent à tous instants, dans des dimensions que nous ne pourrons jamais voir.
LA DAME DE TREFLE: …Et maintenant nous vaquons à la poursuite de notre bon plaisir, tout en gérant nos sources de richesse : notre végétation, nos "érections" plastiques , nos plaisir saphiques.
BRUCE : Vos" érections plastiques" je rêve!! Mais, les hommes?
LA DAME DE COEUR: Ah! Les hommes! Nous ne sommes plus qu'environ deux milliards de femmes sur cette planète .Celles qui veulent bien vivre plusieurs centaines d'années …pour la recherche… pour les arts…Le but final de l'humanité c'est bien la création artistique ,nous en sommes toutes convaincues!
En ce qui vous concerne nous allons nous occuper du cas de tous vos compadres qui nous reviennent , Ne vous en faites pas.
013.EXT. –INCRUSTATION – JOUR.
FONDU ENCHAINE SUR DES IMAGES DE GALAXIES. RETOUR DANS UN MIRROIR OU PLUSIEURS VISAGES DES COSMONAUTES SE SCRUTENT LES TRAITS : VOIX OFF : QU’ESCEQUE ÇA VEUT DIRE ?
_________________ « Un biscuit ça n’a pas de spirit, c’est juste un biscuit. Mais avant, c’était du lait, des œufs… Et dans les œufs, il y a la potential life dans une coquille. » C'est pas de moi ,mais de .... tjs sur http://www.my-scripts.net
|