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Un souffle chaud caresse mon cou, me fournissant la preuve de ta présence derrière moi.
Les yeux fermés, je sens tes bras puissants m'enserrer. Tu t'appuies contre mon dos, me laissant ressentir toute la chaleur de ton corps. Le coton de nos vêtements s'embrase d'une chaleur intime. Ta main quitte mon torse pour se perdre dans mes cheveux, et tes lèvres chuchotent à mes oreilles des mots si doux qu'ils ne relèvent pas du simple vocabulaire. Puis je sens ta tête t'incliner contre ma nuque, y déposer tes lèvres sans les y presser. C'est à peine si je sens leur fraîcheur coutumière s'y déposer. Juste un baiser s'y dépose, fantomatique, onirique, évanescent; alors que ta présence est si ancrée dans le monde réel.
Une brise d'été. Ton souffle, c'est une brise d'été.
Et pourtant, tu es juste derrière moi, autour de moi, me protégeant de tes bras comme pour en faire une barrière contre les embûches de la vie. Je saisis ton poignet et le porte à ma bouche, bien conscient qu'aucun mot ne pourra jamais répondre à cette déclaration ardente et passionnée. A mon tour, j'y dépose simplement mes lèvres, les appuyant juste un peu plus. D'une petite traction sur ton bras, je me retourne et me retrouve tout contre toi. La chaleur qui a subitement quitté mon dos pour se répandre dans tout l'avant de mon corps m'emplit de frissons, comme si une nuée de papillons tentait de s'échapper de mon corps. Surpris, tu te reprends vite et resserre ton étreinte autour de mes épaules alors que j'établis la mienne, certain que tu n'écharperas pas à mon contrôle, à ma protection. Nous jouerons à cela à deux. Je te protégerai autant que tu me protégeras. Nous serons invincibles.
Puis ton nez un peu trop froid se réfugie dans ma nuque.
Je serai là pour toi, moi aussi.
Un nouveau baiser s'y dépose. Plus appuyé, mais toujours tendre et doux. La peau de tes lèvres m'évoque le contact frais d'un nuage cotonneux. Mes bras se resserrent instinctivement autour de toi.
Ne me quitte pas. Jamais. J'ai bien trop besoin de ton contact électrisant, de ton parfum enivrant, de tes lèvres pulpeuses qui dessinent des sourires enjoleurs et des expressions qui ne sont réservées qu'à moi
Ma main glisse sous ta chemise alors que je commence à ressentir le désir qui s'éveille au creux de tes reins. Ton souffle se fait moins calme, mais toujours aussi chaud. Mes mains s'attardent.
Non, non, chéri. Ça attendra.
J'avais juste besoin de raffermir mon emprise sur toi, pour que jamais tu ne décides de me délaisser. Celle que tu possèdes sur moi est bien trop forte.
Mes lèvres trouvent enfin les tiennes. Elles tâtonnent, de moins en moins pudiquement. Je les mordille pour te taquiner. Puis ta langue trouve la mienne.
C'est une danse, à mi-chemin entre le tempo calme d'une valse lente et le rythme effréné des musicalités latines. J'ouvre enfin les yeux.
Si proches, et pourtant encore si loin! Si proche que c'en est presque insupportable!
Tes yeux bleus m'envoient la réflexion des miens, et je vois que je suis aussi ancré en toi que tu l'es en moi. Ton regard impassible est trahi par une étincelle d'amour et de désir qui brille au fond de tes prunelles, comme une étoile dans un ciel vide de lumière.
Toi aussi, tu es ma lumière.
Nos bouches se séparent, tu me souris tendrement, et puis tu t'écartes, d'un simple pas en arrière.
Tu fais mine de te retourner, mais n'y tenant plus, tu t'approches encore et reprend ton étreinte, plus passionnée que jamais.
Tu me fais basculer en arrière, et me gratifies d'un nouveau baiser. Il est comme le premier.
A la différence de tes lèvres qui sont à présent chaudes et humides.
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