Voilà quelques semaines que je cherche un forum me permettant de lire, apprendre, et proposer d'éventuels écrits afin d'en avoir critique. Je semble avoir trouvé mon bonheur
Je vous propose cette bribe de texte qui constitue mon premier écrit. Votre avis m'intéresse réellement ! Ni complaisance, ni dureté inutile s'il vous plaît
[...] Pierre se tenait là, debout dans l’antre de la porte. De son visage je n’aperçus que ses yeux tant ils occupaient de place, ouverts comme je n’imaginais qu’ils puissent l’être. La stupéfaction recouvrait son visage. Ces deux grands yeux verts semblaient ne plus vouloir me quitter. Je ne saisis immédiatement la raison de cet étonnement ; Pierre m’avait déjà vu nu et la posture dans laquelle Mathilde m’avait entraîné n’était guère très originale. Allongés sur le canapé,- moi reposant à présent sur elle peu élégamment et soulevant le menton afin de ne pas perdre de vue celui qui nous empêcherait de terminer le labeur gentiment commencé-, nous attendions un mot de l’individu qui semblait ne pas se remettre de la surprise. Celui-ci n’arrivant pas, et laissant son regard gambader de plus belle sur nos corps transpirant, nous nous levions afin d’enfiler les habits qui gisaient près de la commode où avaient commencé les amitiés. Pierre avait fait quelques pas, nous rassurant ainsi sur son état de santé ; ses yeux étaient rentrés dans leur orbite mais son teint n’en était pas moins blafard. J’enjoignis Mathilde de quitter l’endroit. Ce qu’elle fit discrètement, en adressant à Pierre qui se trouvait sur son chemin un sourire gêné. Pierre ne le lui rendit pas, et sans même que je le lui propose vint s’asseoir sur le divan resté froid. Pas même les douces courbes de Mathilde n’avaient pu détourner son attention ; ses yeux semblaient aimantés par mon visage. Ce regard dont l’étonnement avait laissé place à l’incompréhension m’oppressait de plus en plus. Le silence qui régnait dans la pièce ne m’aidant en rien. Pas même le parfum fruité de la belle ne venait alléger l’atmosphère. Espérant mettre un terme à cette situation peu confortable, je m’apprêtais à entamer la conversation. Pierre me coupa.
- Que faisais-tu dans notre chambre avec cette demoiselle ? Qui est-elle ?!
Pierre et moi travaillions dans la même entreprise et un voyage d’affaires nous avait propulsé dans cet hôtel au centre de Paris. Cela faisait maintenant une semaine que nous dormions ensemble dans cette chambre peu spacieuse. Cette promiscuité imposée ne nous posait, habituellement, guère grand problème. Outre le fait de travailler ensemble depuis de longues années, Pierre et moi étions amis depuis l’enfance. Rien ne nous avait jamais séparés. [...]
A très vite,


!








