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Kiva.

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Kiva.

Messagede Karot » 04 Avr 2010 11:03

L'empire de Kiva est le plus grand empire au monde, aussi bien dans le temps que dans l'espace connu. Il a réuni et pacifié pendant près de deux mille ans la quasi-totalité du monde connu. Seuls deux royaumes sont encore déclarés comme tels, bien qu'ils reconnaissent la suzeraineté de l'empereur:
-Le royaume d'Irva, qui plutôt qu'un véritable royaume est un conglomérat d'exploitants agricoles. Irva a toujours réussi dans toute l'histoire à maintenir son indépendance et à éviter toutes les invasions en tant que grenier du monde. Quelques mines de fer et d'or ont permis à ce royaume de disposer d'une économie et d'une armée conséquente. Ses frontières sont cependant tout simplement démesurées, les zones de conflits potentiels, interdites aux civils occupent près de la moitié du territoire, ce qui a toujours empêché à ce royaume de s'étendre.
-Le royaume de Deruva, qui est purement et simplement un nid de mercenaires. Anciennement un royaume renommé pour sa noblesse et pour son esprit de chevalerie, la prise progressive des autre royaumes par Kiva a envoyé des marées de mécontents et de rebelles qui ont pris petit à petit contrôle du royaume. Avant que Kiva ne contrôle tous les autres royaumes, les derniers à lutter investirent des fortunes dans Deruva pour qu'ils envoient des soldats, rompant la paix installée depuis l'instauration de l'Empire. Grâce aux richesses ainsi accumulées, et malgré les pillages en représailles de l'Empire, Deruva a dorénavant les moyens de survivre pendant des millénaires en achetant à l'autre royaume indépendant les denrées alimentaires dont il est dépourvu.
Malgré leur titre de royaume indépendant, ces deux territoires sont totalement sous la coupe de l'Empire qui peut à tout moment décider de les intégrer de force dans leur domaine. Les deux royaumes ont certes eu le temps d'accroître leur force militaire, et peuvent paraître dangereux, cependant ils ne sont pas comparables à l'Empire. Les dix ou vingt mines d'Irva sont ridicules en comparaison des centaines de Kiva, les quinze mille soldats des deux royaumes peuvent aisément se faire battre par les dizaines de contingents impériaux, comptant chacun de vingt à cinquante mille hommes. Même si cet état de fait est en faveur de l'Empire, celui-ci se veut pacifiste, pour éviter toutes révoltes, il a fallu cinq cents ans pour enfin disposer d'un état stable, sans révolte, et Kiva ne peut absolument pas risquer une révolte de ses royaumes attisée par les deux états indépendants. Ainsi donc personne n'est menacé, l'Empire peut annihiler les royaumes, mais ne veut pas le faire. Le problème ne provient donc pas des humains. Les humains n'ont pas été les premiers êtres vivants à exister malgré la croyance populaire, en réalité des êtres magiques existaient bien avant eux. La destruction progressive du monde par leur guerre intra-espèce les poussa à se mettre en une très longue hibernation en attendant que la Terre se régénère. Cette espèce s'appelait les Oymings, et leur hibernation était finie, leur réveil approchait, et bientôt ils allaient reprendre possession de leurs terres, sans se douter qu'ils allaient trouver d'autres occupants.
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Re: Kiva.

Messagede Karot » 06 Avr 2010 11:32

Puisque la foule en délire implore la suite, je vous mets le chapitre 1 ^^

Chapitre 1: L'éveil.
Le malheureux qui découvrit les Oymings le premier était un deruvien. C'était un paria agriculteur, ce qui était presque un pléonasme dans son royaume. Alors qu'il parcourait son minuscule potager, qui était exempt de taxe au contraire de son champ plus loin et plus grand, il découvrit un trou, il faisait deux mètres de diamètre et était tout frais. Il pensa sur le champ à une mauvaise plaisanterie des gamins du village. Ils montaient rarement jusqu'ici, mais ils étaient mauvais, fils de soldats, ils deviendraient des soldats, ils méprisaient déjà les paysans ce qui était un bon début. Ce trou l'ennuyait d'autant plus qu'il aurait dû contenir les choux qu'il comptait manger le soir même. Cependant ce deruvien était intelligent et il remarqua rapidement qu'il n'y avait pas de terre aux alentours et que le trou était très profond, il ne voyait pas le fond et il avait une très bonne vue. Il frissonna en pensant à un ver de terre géant amateur de choux, c'était peut-être un coup des étudiants en magie, ils étaient plutôt gentils, les trois qu'il avait rencontré l'avait aidé en de multiples occasions, mais d'autres étaient certainement plus vils. Étudiants en magie! Cette discipline venait de l'Empire, où elle était apparu une dizaine d'années auparavant, elle coûtait extrêmement cher, et les maîtres n'avaient jusque là accepté que très peu d'élèves, ils étaient censés avoir de nombreuses qualités et aucun défaut, mais peut-être la pression du roi avait-elle forcé les professeurs à former plus d'élèves pour avoir une véritable armée de magiciens et tenter une révolte contre les kiviens. Il secoua la tête. Il irait demander de l'aide à un magicien de la ville, s'il y avait un problème, et on disait que la magie causait de tristes effets secondaires, le magicien le réglerait, sinon et bien du moins ce trou serait-il rebouché. Le deruvien se détourna du trou et partit en direction de son champ une centaine de mètres au nord. De loin il apercevait les silhouettes immobiles de ses épouvantails. Il crut en voir quelques-uns bouger, mais le soleil était haut et l'homme était très sujet aux hallucinations légères de ce type. Peut-être que le magicien accepterait de le traiter gratuitement s'il lui demandait? Il oublia ça très rapidement, les quelques magiciens pouvant réellement guérir les maux étaient très chers et rarement généreux. Il arriva finalement devant son champ. des dizaines de trous semblables à celui de son potager clairsemaient son champ. Un quart de sa récolte au moins était fichue, et avec les taxes en vigueur, c'était la moitié de son argent qui s'envolait. Si les magiciens étaient responsables de ces trous, ils avaient intérêt à le rembourser! Furieux, le paysan ne commença même pas sa tâche de désherbage qu'il aurait dû faire aujourd'hui, mais se dirigea vers la ville, elle était à deux lieues, ce qui allait lui faire perdre une journée si sa plainte était reçue, deux ou trois s'il devait attendre. Il ne put même pas entamer son voyage, une chose s'abattit sur lui et le lamina en quelques secondes. Ne restait plus du malheureux paysan que quelques bouts de son corps éparpillés sur la route. L'Oyming les récupéra et les fourra dans un sac en toile.
Ainsi les Oymings se montrèrent très agressifs à l'égard des humains avant même de les connaître. Quelques heures après cet incident les Oymings furent repérés par des soldats impériaux. Une colonne entière de soldats impériaux faillit être massacrée par une dizaine d'Oymings. Les dix survivants regardèrent les cinq cents corps jonchant le sol. Quatre-cent quatre-vingt dix soldats impériaux d'élite avaient été massacré par dix êtres inconnus.
-"Comment est-ce que c'est possible? Des trucs qui bougent aussi vite et qui sont aussi grands ça devrait pas exister!
-On aurait dû se méfier! Dix machins qui se trimballent sans peur sur nos routes c'est qu'il y a un problème!"
Kylro venait de s'exprimer. C'était le capitaine de la petite escouade, un guerrier hors pair et un stratège inégalé, né à la mauvaise époque. S'il était né deux millénaires plutôt il serait devenu un héros, actuellement il était inutile, aucune guerre ne menaçait. Il avait occis deux des créatures et n'avait souffert aucune blessure, son second en avait occis un troisième et les quatre-cent quatre-vingt dix-huit autres soldats s'étaient débrouillés pour n'en occire que sept, en étant 490 à mourir.
-"Qui se serait douté qu'ils étaient pas humains? Les deruviens portent ce genre de costume lors de leurs fêtes religieuses!
-Tais-toi abruti! Si tu avais regardé de très près tu aurais vu qu'ils étaient deux fois plus grand que Jaal, et Jaal fait deux têtes de plus que moi.
-Je les ai vu d'assez près...
-Et puis regarde leurs griffes, tu penses vraiment que les deruviens ont ce genre de truc naturellement? C'est aussi grand que ma jambe!
-Elles ont l'air fausses...
-Et leur peau! Grise! Même leur visage! On verrait les yeux des deruviens et leur visage normalement si c'en était.
-Les deruviens ont parfois les yeux totalement noirs! Et ils auraient pu se teindre la peau!"
Pendant que Kylro et l'un des soldats, un novice qui n'avait du sa survie qu'à sa lâcheté, se criaient dessus le second de Kylro examinait les corps, et finit par toussoter pour faire comprendre au capitaine qu'il se ridiculisait.
-"Qu'est-ce qu'il y a, second?
-Loin de moi l'idée de penser que ce que je viens de voir est plus intéressant que votre passionnante discussion avec le soldat Viry, mais il me semble que je vois un nuage de poussière au loin, et à moins que vous ne m'appreniez qu'il s'agit d'une compagnie de cavaliers impériaux qui vaguenaudait par là, je crois que nous devrions commencer à courir.
-Il y en a au moins deux cents. Deux cents de ses fichues créatures! On va mourir mon cher.
-Pardon?
-À moins que vous ne fassiez sortir une forêt de votre poche nous sommes fichus. Nous sommes en plein désert.
-Nous avons des chevaux. Si on les pousse à fond, on peut retourner au camp. Même s'ils sont trois cents, ils ne résisteront pas à dix mille cavaliers lourds chargeant.
-Les chevaux vont mourir.
-C'est ou eux ou tout l'empire kivien, capitaine. La menace des ennemis est trop importante pour qu'on prenne des risques.
-Vous avez raison second, comme d'habitude. En selle et vite!
-On peut pas abandonner nos camarades comme ça!
-À moins que tu fasses sortir un brasier de ta poche, c'est fichu. Allez maintenant on fonce!"
En quelques instants les dix cavaliers filèrent à une vitesse impressionnante, sans ménager leurs montures. Quand ils furent partis, un Oyming apparut comme venu de nulle part. Il fit une mine de dégoût face à cette scène de massacre et ramassa les cinq cents corps, qui vinrent rejoindre des morceaux humains encore frais, sans que le sac ne parut plus lourd ou plus gros. L'Oyming soupira, une famille d'Oyming massacrée sans aucune raison, ces humains étaient définitivement agressifs. Un nuage de poussière le traversa. Il sourit. Il avait oublié son illusion. Il devait l'enlever sans quoi les humains tueraient leurs montures. Il n'avait pas envie de ramasser les corps des chevaux. C'était de braves bêtes qui ne méritaient pas ce sort. L'Oyming se lança à la poursuite des cavaliers, l'un d'eux, aux cheveux noirs comme le charbon et aux yeux jaunes comme ceux des loups, l'attirait irrésistiblement. C'était un meurtrier en puissance. Or il devait ramasser les corps. Un grand bruit résonna dans le désert, et des dizaines de trous apparurent et autant de ces énormes créatures griffues apparurent. Ils allaient reprendre leur territoire, dans le sang puisque cela semblait nécessaire, mais cette fois-ci, ils ne contamineraient pas la terre, ils ramasseraient les corps.
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Re: Kiva.

Messagede Karot » 10 Avr 2010 17:57

Mes chers lecteurs demandant toujours plus de texte, je me vois contraint et forcé de donner ce deuxième chapitre, plus long, que j'ai achevé à l'instant, pardon? Ah on me dit que je l'aurai en réalité fini il y a plusieurs jours. Dégustez(ou vomissez au choix).


Chapitre 2: Rencontre.
-"Capitaine, je crois que les créatures ont disparu. On devrait ralentir le rythme.
-Oui, évidemment."
Dix malheureux cavaliers. Son escouade. En réalité un des hommes qu'il commandait était mort, remplacé par un horrible lâche qui aurait abandonné tous ses amis pour sa propre survie. Mais Kylro ne pouvait pas vraiment en vouloir à Viry, ces bêtes étaient presque invincibles. Cela faisait déjà une heure qu'ils galopaient à fond pour tenter de rejoindre leur camp principal. Ils étaient dans l'ancien royaume d'Illirva, un royaume de sable, de feu et de vent. Il n'était habitable qu'à quelques oasis, ce qui avait rendu extrêmement difficile l'éradication totale des fiers soldats Illirviens. Désormais ce royaume était gardé comme avant-poste potentiel pour l'invasion de Deruva, et pour surveiller leurs frontières. Des quantités énormes de minerais divers parsemaient cette partie de l'Empire et nulle doute que Deruva ou même Irva auraient pu devenir une telle puissance militaire qu'ils auraient pu balayer l'Empire s'ils avaient contrôlés ces mines. Le campement principal du quadrant est de la province comptait cent mille soldats, trois contingents entiers, dont les dix mille cavaliers lourds évoqués précédemment. Il était peu probable que les monstres se soient attaqués au campement mais dans le cas contraire, ils allaient être surpris, ils avaient deux magiciens dans leurs rangs, et ils étaient très très forts, et qui plus est mille soldats d'élites, des chevaliers Miterniens étaient en poste. Ils finirent par arriver au fort, ceint de ses murs de pierres, avec à chaque coin et autour des portes d'énormes tours, capables de balayer les plaines environnantes. Un seul soldat pouvait être aperçu à trente kilomètres à la ronde du haut de ces tours. Dès qu'ils se furent occupés de leurs montures, les dix soldats allèrent faire leur rapport à leur général, un Miternien.
-"Kylro? Je ne crois pas vous avoir nommé à la tête d'une colonne et... Vos compagnons ne me disent rien.
-C'est tout à fait normal, puisqu'excepté le soldat Viry à droite ce sont de simples soldats faisant partie de mon escouade. Nous sommes les seuls survivants de la colonne, je crois.
-Je ne suis pas d'humeur à faire des blagues, capitaine, j'aimerais voir votre supérieur, voulez-vous?
-Je ne plaisante pas, général, si seulement. Alors que nous patrouillions, nous avons découvert dix silhouettes sur la route. Il est totalement interdit de circuler par là, alors nous sommes allés à leur rencontre. Ces silhouettes étaient d'effroyables créatures, haute de trois, voir quatre mètres, large d'épaules de deux mètres, à la peau grisâtre et aux yeux intégralement noirs. Ils sont humanoïde si ce n'est que leurs mains se terminent par d'énormes griffes, un mètre au moins. Ces dix créatures ont massacré toute la colonne. J'ai eu l'honneur d'en tuer deux à moi tout seul et mon second en a éliminé une. Les sept autres ont été tués par les autres soldats qui désormais sont en train de pourrir dans le désert.
-Des créatures non-humaines dites-vous? Et d'où proviendraient-elles?
-Si je le savais... Mais sachez qu'elles sont extrêmement dangereuses, je suggère d'envoyer immédiatement un contingent vers la capitale pour informer l'Empereur de cet état de fait, pour qu'il puisse réagir à cette menace.
-Un contingent? Pour porter un simple message? Vous avez perdu la raison mon pauvre?! Si vous insistez je donnerai peut-être une colonne, puisque visiblement ces créatures sont meurtrières, mais pas plus.
-Nous avions cinq cents hommes avec nous et il n'y a que dix survivants! À moins que vous n'envoyiez cinq cents miterniens, je vous suggère d'envoyer un contingent entier.
-Capitaine Kylro, je crois que vous n'avez pas compris, je suis votre général et par conséquent votre supérieur, je prends en compte la menace reportée, même s'il ne s'agit peut-être que de dix cas isolés, mais c'est moi qui fais les suggestions. Puisque vous insistez tant sur ce message, peut-être voulez-vous aller le porter?
-Non merci, j'ai eu mon compte d'émotions. Faites comme vous désirez, général, mais ne venez pas vous plaindre que l'Empire se désagrège parce que vous avez sous-estimé la menace!
-Encore un mot et je vous colle aux fers pour insubordination et propos séditieux, capitaine. Maintenant, rompez!"
Kylro tourna les talons de mauvaise grâce, et ses neuf hommes le suivirent. Ils retournèrent vers la partie du fort qui leur était assigné, et chacun retourna dans la minuscule chambre qu'on leur avait prêté. Il réfléchit au problème, la colonne pouvait avoir de la chance, pour peu que les créatures furent occupées ailleurs, mais sinon, il y avait toutes les chances du monde pour que le fort soit peu à peu cerné et... Mais non c'était totalement impossible, les monstres, quand bien même ils seraient intelligents, ne pourraient pas les encercler, s'ils le faisaient, dix mille cavaliers seraient là pour les rappeler à l'ordre. Quelques heures après avoir donné son rapport il entendit des hommes se préparer, il regarda par la fenêtre et en compta trois cents. Les autres devaient se préparer ailleurs. Il n'y aurait donc qu'une seule colonne d'envoyée. Quel idiot! Ce général était inapte à diriger en temps de guerre. En temps de paix il n'était pas trop mauvais, mais la guerre pointait et il se refusait à écouter son meilleur stratège. Bah tant pis. Il allait les laisser mourir dans l'ignorance, personne ne saurait, et quand les monstres s'abattraient sur le reste de l'Empire en grand nombre, celui-ci serait surpris et vaincu en très peu de temps. Il décida d'abandonner le monde des hommes et rejoindre Morphée. Son sommeil fut bref, il fut réveillé par un soldat qu'il n'avait jamais rencontré.
-"Capitaine! Réveillez-vous! Le fort est attaqué.
-Laissez-moi dormir... Envoyez la cavalerie sur les positions ennemies et dites leur de traverser les rangs ennemis jusqu'à ce qu'ils soient complètement disloqués ou englués dans la mêlée, s'ils sont englués envoyez les miterniens les sortir de là. Mettez tous les archers sur les murs avec un épéiste pour massacrer ceux qui seront montés et un lancier pour les faire tomber, dites-leur de faire attention, les ennemis n'utiliseront pas d'échelle mais leurs griffes je pense. Si les miterniens n'arrivent pas à débloquer la cavalerie, envoyez tous les soldats restants sauf la réserve. Si tous les soldats à l'extérieur se font massacrer, débrouillez-vous pour garder le contrôle des murs, si vous le perdez de manière définitive, dites à tous les soldats de s'enfuir à cheval en direction de la capitale en plusieurs groupes."
Pendant qu'il donnait sa stratégie, l'esprit de Kylro s'éclaircit et il se réveilla complètement.
-"Combien sont-ils environ?
-Il fait nuit, impossible de déterminer, mais on pense à un millier.
-Mi... Bon sang! dépêchez-vous d'appliquer ce que je vous ai dit! Il est peut-être déjà trop tard!"
Kylro se rhabilla en vitesse, s'arma et se dirigea immédiatement vers sa monture. Hors de question de rester sur les murs, il serait inutile, dehors il pourrait remotiver ses alliés en massacrant les créatures. Déjà une centaine de cavaliers étaient prêts, la colonne avec le message avait déjà été envoyé, mais on pensait qu'ils avaient été massacrés. On allait peut-être enfin l'écouter. La bataille serait vite finie, il était fort peu probable que leurs ennemis survivent longtemps sous les sabots de leurs chevaux. Quelques minutes après, ils étaient prêts, les murs avaient leurs soldats, mais plus aucune trace des ennemis. Ils avaient apparemment fui immédiatement après que l'alerte eût été donné.
-"Êtes-vous prêts?
-Oui, mon général".
Une seule voix, une unité. Un bras tout puissant armé d'une hache qui allait fendre leurs ennemis comme du bois pourri, du moins s'ils se montraient. Une heure passa. Les soldats commençaient à s'énerver, les chevaux piaffaient d'impatience. Une deuxième heure allait s'achever quand, enfin, les monstres attaquèrent. La tension de l'attente fut libéré en une juste colère, les immenses portes furent ouvertes, sur un front de vingt cavaliers, s'élargissant à cinquante dès qu'ils auraient passé les portes, ils allaient piétiner les immondes créatures, les tailler en pièces. Quelques cris d'horreur retentirent en divers points du fort, mais Kylro ne les écoutait plus, il s'unissait avec les autres cavaliers. Alors qu'ils arrivaient au groupe principal des monstres, ils se rendirent compte qu'on avait sous-estimé leur nombre, ils étaient au moins cinq mille, en plus de ceux qui escaladaient déjà les remparts. Dans un ensemble parfait les deux groupes armés se tournèrent l'un vers l'autre, les cavaliers chargèrent et traversèrent pour la plupart comme du beurre les rangs ennemis. Une centaine des humains fut massacrée contre une cinquantaine de monstres. Si le ratio se poursuivait de la même façon, les deux camps seraient annihilés. Une deuxième, puis une troisième charge eurent le même effet, mais de moins en moins de leurs ennemis mourraient. Kylro ordonna un repli temporaire, une trêve tacite qui fut respectée par leurs ennemis.
-"Ces créatures sont intelligentes!
-Ah oui? On les massacre comme on veut. On en tue moins, mais on perd moins d'hommes.
-Tu n'as rien remarqué? On traverse leur rang trop rapidement, sans résistance sauf certains. Ils nous massacrent pendant que nous appliquons bêtement une tactique totalement inutile face à eux."
Pendant que les deux capitaines discutaient de la meilleure tactique à suivre, leurs ennemis poursuivaient l'assaut du fort, des cinq mille créatures qu'ils tentaient de vaincre, il n'en restait déjà plus que quatre mille, le reste étant parti à l'assaut. Déjà, à plusieurs reprises les murs avaient failli être pris, et seul le courage des quelques miterniens dispersés sur le mur avait pu les garder. Il était hors de question de demander de l'aide. Ils allaient devoir se débrouiller seuls pour vaincre leurs ennemis.
-"On va lancer à nouveau une charge comme on a déjà fait, sauf qu'au moment où le dernier va avoir fini de traverser, on descend de cheval. On envoie nos montures les disperser un peu, et on se les prend un à un.
-Il me semble que dix des leurs ont suffi à exterminer une colonne, à supposer qu'on applique le même ratio, on arrive à deux cents monstres pour tous nous tuer.
-Sauf que maintenant on sait qu'ils sont dangereux. Débrouillez-vous pour éviter leurs griffes, attendez le bon moment pour frapper, et surtout, ni votre bouclier ni votre armure ne suffiront à les arrêter alors esquivez leurs attaques sinon vous êtes morts."
Cinq cents autres monstres étaient partis à l'assaut du fort, les soldats sur les murs commençaient à être submergés, la tactique donnée par Kylro étant devenu inutilisable, les commandants à l'intérieur de la forteresse décidèrent d'envoyer leurs soldats sur les murs, et de laisser les cavaliers se débrouillaient seuls. S'ils devaient mourir, au moins ils leur feraient gagner du temps. Dehors la quatrième charge fut lancée, mais cette fois-ci, les monstres résistèrent et massacrèrent par centaines les cavaliers, tout en ne perdant qu'une infime partie de leurs forces. Quand ils eurent finalement traversés les rangs, ils appliquèrent la tactique ordonnée par Kylro tout en sachant qu'elle aurait certainement peu d'effet. Les monstres évitèrent les chevaux qu'on envoyait sur eux sans problème, mais furent cependant dispersés, et semblèrent pris au dépourvu quand les anciens cavaliers chargèrent à pied sur eux. Ils restaient un peu plus de trois mille monstres contre presque huit mille soldats. Sur les remparts, c'était environ quatre mille monstres contre virtuellement quatre-vingt dix mille soldats. Les remparts tinrent sans problème, envoyant sans cesse des renforts pour combler les vides ou pour accentuer leur victoire sur des pans de murs. Cependant, à l'extérieur, la bataille était beaucoup plus serrée. Beaucoup des soldats présents étaient des vétérans, certains avaient même participé à quelques escarmouches contre Deruva ou Irva, mais rien ne les avait préparé à affronter ce genre de monstres. Ils étaient trop petits pour lutter contre les énormes griffes et atteindre le coeur sans être à cheval avec une lance acérée, et ils étaient de plus handicapés par leurs lourdes armures. Seul Kylro, qui ne revêtait jamais comme armure qu'une légère cotte de mailles, se battait avec grâce à efficacité, et peu à peu on fit le vide autour de lui. En quelques minutes la bataille organisée qui se livrait quelques instants plutôt se transforma en multiples combats pour la survie. Des rivaux d'hier se serraient les coudes et protégeaient leurs arrières. Les armures bleu profond de l'Empire se mêlaient sur le sol avec les peaux grises de leurs ennemis. On pouvait remarquer que les deux sangs étaient rouges, encore que Kylro pensait que l'intégralité du sang présent sur les infâmes créatures étaient le leur. Au bout d'une heure de conflit, tous les soldats faiblissaient, alors qu'au contraire leurs ennemis semblaient encore plus forts. Kylro jeta un rapide coup d'oeil du côté des murailles, elles tenaient, et les monstres encore présents semblaient sur le point d'être massacrés. Ils devaient tenir encore quelques instants, et les miterniens pourraient leur venir en aide. Ils pourraient se replier. Malheureusement le capitaine savait que ses troupes fondaient comme neige au soleil, alors qu'ils étaient en large supériorité numérique au début de la bataille, désormais leurs ennemis se trouvaient fréquemment à cinq sur un seul soldat. Kylro s'épuisait à courir après les monstres, qui n'osaient plus l'attaquer directement. Il avait compté, il en avait maintenant éliminé une centaine. Alors qu'il se dirigeait pour aider une petit groupe d'hommes qui résistait tant bien que mal, il découvrit Viry et son second allongés, dos à dos. Il se rendit compte qu'il n'avait jamais demandé son nom au second. Il se ressaisit, l'heure n'était pas au sentimentalisme mais à l'action. Dès son arrivée, les dix hommes qu'il avait rejoint reprirent courage et les douze bêtes qui les entouraient furent rapidement tuées. Nouveau coup d'œil aux murailles. Les monstres grimpaient plus lentement et plus prudemment. Ils attendaient leurs renforts, et ne voulaient pas que nous nous en ayons. Rapide regard sur le champ de bataille. Le massacre se poursuivait. Il pouvait à peu près compter le nombre de soldats de chaque côté. Ils étaient peut-être encore une colonne au mieux, et leurs ennemis étaient mille ou deux mille.
-"Repli! Repliez-vous, bon sang!"
Kylro se tourna vers la source du cri. Les miterniens étaient sortis. Ils allaient massacrer les bêtes, pendant que eux allaient tranquillement se replier. Les murs étaient encore attaqués, mais les soldats tenaient facilement, les murs n'allaient pas tomber. Kylro courut vers la forteresse. Il était seul. Ses hommes étaient restés dans le combat. Ils n'avaient aucune chance de s'échapper, leurs armures étaient trop lourdes.
-"Capitaine, dépêchez-vous de retourner à la forteresse, on va essayer de rendre possible leur évacuation.
-Je ne vais pas les abandonner. Ils sont braves, ils savent qu'ils vont mourir mais ils combattent quand même. J'y retourne.
-Comme vous voulez capitaine, mais vous êtes chargé de la défense de la forteresse, si vous mourez, nous perdrons notre seul stratège.
-Je suppose que vous avez raison. Mais il y a très peu de chances que ces bestioles arrivent à me tuer, ça fait une heure que je me bats et elles ne m'ont pas fait une seul entaille.
-Vraiment?"
La colonne de miterniens avaient presque totalement dépassé Kylro et son interlocuteur, aussi ce dernier se dépêcha-t-il de les rejoindre, suivi de Kylro. La bataille fut rapidement achevée. Les miterniens étaient tout frais, et ils écrasèrent rapidement leurs ennemis. Une centaine de monstres parvint à s'enfuir. Les seuls hommes survivants se replièrent lentement vers la forteresse. Les pertes s'élevaient à dix mille hommes de leurs côtés. Une centaine seulement avait péri sur les murs, les autres étaient morts en dehors de la forteresse. À peine rentré du champ de bataille, Kylro fut interpellé par un aide de camp, lui enjoignant d'aller voir le général. Il se dirigea immédiatement vers la maison attribuée au général. Il entra et salua plusieurs soldats, qui détournèrent le regard rapidement. Il entra dans la salle réservée aux audiences.
-"Bonjour, général.
-Je pense qu'on devrait plutôt dire bonsoir. Mais peu importe je ne suis pas là pour parler grammaire. Est-ce que vous vous rendez compte, capitaine que votre plan a coûté la vie à l'intégralité de notre cavalerie ou presque et la moitié des chevaux dont nous disposons?
-Nous avons tenu la forteresse. Si nous n'avions pas attaqué, les bêtes auraient pu arriver en plus grand nombre sur les remparts. Et les défenseurs auraient pu être submergés.
-S'ils avaient été submergés, alors les cavaliers auraient été utiles dans la forteresse pour les vaincre.
-Si c'était une bête forteresse, j'aurai approuvé ce que vous venez de dire, mais nous sommes dans une ville, une ville intégralement militarisée certes, mais une ville tout de même. Nous sommes trop nombreux ici, il y a beaucoup trop de ruelles et elles sont trop étroites, deux chevaux ont du mal à passer de front. Le seul endroit où nous aurions pu être utile était la place centrale et dans les artères principales.
-Peu importe que vos raison soient bonnes ou non. Vous avez causé la mort de neuf milles cavaliers. Vous saviez pertinemment qu'en vous débarrassant des chevaux, dans une attaque inutile qui plus est, vous forceriez tous vos hommes à vaincre ou périr. Est-ce que vous vous rendez compte que les pertes sont à quelques hommes près uniquement des cavaliers? Quand bien même les monstres nous auraient submergé à plusieurs endroits de la forteresse, nos pertes auraient été largement plus faibles, au moins de moitié. Par conséquent, vous êtes relevé de vos fonctions de capitaine, et êtes collé aux fers pour une semaine.
-Vous plaisantez?
-Votre cas est gravissime, n'y rajoutez pas l'insubordination.
-Vous avez accepté mon plan de bataille! Je n'ai fait que proposer, et vous avez accepté, vous êtes tout autant responsable que moi!
-Que voulez-vous? Il faut un coupable et l'Empire ne peut pas se permettre de perdre un général. Maintenant sortez, deux hommes vous conduiront à votre cellule."
Lorsque Kylro sortit, son regard semblait avoir perdu tout son éclat naturel, il semblait abattu, et désespéré. Les deux gardiens l'attendaient.
-"Capitaine, suivez-nous. Croyez-nous, nous sommes désolés de vous faire subir ça, mais les ordres du général sont irrévocables.
-Laissez-moi partir.
-Nous ne pouvons pas, capitaine.
-Quand j'aurai retrouvé mon grade de capitaine, car je le retrouverais croyez-moi, vous subirez mes foudres, laissez-moi partir.
-Capitaine, les ordres du général doivent être suivis. Une semaine aux..."
Le soldat n'eut pas le temps de finir sa phrase. Kylro avait sorti son épée, Kivaldo, à la lame renforcée par magie, elle lui avait coûté cher mais elle lui avait rendu de précieux services. Dûe à la magie qui l'entourait, la lame était rouge vif, la poignée était des plus basiques, elle n'était pas renforcée magiquement, et était donc d'un gris métallique. En quelques instants les deux gardes gisèrent dans leur sang, l'un d'eux se traîna à la porte et l'ouvrit, le général était lui aussi mort, il soupira, Kylro venait de ruiner sa vie par pure arrogance.
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Re: Kiva.

Messagede Broke » 11 Avr 2010 18:43

Alors.

Je n'ai pas vraiment le courage d'écrire un long commentaire et vais donc essayer d'être bref.


D'abord les points positifs :

- En lisant j'ai envie de savoir la suite (en tant qu'ancien fan absolu du genre) c'est donc que ton récit attire.
- Tu sembles savoir ou tu vas
-Les créatures sont nouvelles tu ne pompes pas complètement sur du pré existant.

Les points négatifs (plus nombreux :aucune-id: ) :

-Attention à ces longues phrases que tu fais quelques fois, bancales, et qui alourdissent considérablement. (
Karot a écrit:Il frissonna en pensant à un ver de terre géant amateur de choux, c'était peut-être un coup des étudiants en magie, ils étaient plutôt gentils, les trois qu'il avait rencontré l'avait aidé en de multiples occasions, mais d'autres étaient certainement plus vils.

trop de chose en une phrase.
Karot a écrit:Cette discipline venait de l'Empire, où elle était apparu une dizaine d'années auparavant, elle coûtait extrêmement cher, et les maîtres n'avaient jusque là accepté que très peu d'élèves, ils étaient censés avoir de nombreuses qualités et aucun défaut, mais peut-être la pression du roi avait-elle forcé les professeurs à former plus d'élèves pour avoir une véritable armée de magiciens et tenter une révolte contre les kiviens


de même.

-Par ailleurs, attention aux clichés qui gâchent ici. D'abord Kyrlo est juste trop fort à la base et tu le présente d'une manière que je qualifierais de maladroite.

Karot a écrit:Il avait occis deux des créatures et n'avait souffert aucune blessure, son second en avait occis un troisième et les quatre-cent quatre-vingt dix-huit autres soldats s'étaient débrouillés pour n'en occire que sept, en étant 490 à mourir.


en faisant ainsi, tu te précipites vers une surenchère de puissance alors même que ce n'est que le commencement !
-sinon

Karot a écrit:Je ne suis pas d'humeur à faire des blagues, capitaine, j'aimerais voir votre supérieur, voulez-vous?


Un général qui dit au capitaine "voulez-vous" ? Sans que tu ne donnes de renseignement par le récit, c'est juste incongru.

La guerre est plutôt bien menée mais la conclusion n'est pas assez bien amenée...Le capitaine réagit comme ça sans qu'on s'y attende et ça c'est pas normal. On y croit pas, et c'est bien dommage :1:
« Je suis passé par cette porte en entrant ce matin et c'est par cette porte que je repartirai. »
« Tout le monde meurt un jour, petit. Qu'on soit mendiant ou empereur. »

http://www.youtube.com/watch?v=DpDMxVm9afM
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Re: Kiva.

Messagede Karot » 11 Avr 2010 19:25

Les phrases longues et lourdes ça doit faire deux ans que je les traîne, rien à faire, c'est ou ça ou les répétitions :33: .
Kylro EST surpuissant, c'est fait pour ;)
Je ne comprend en revanche pas le problème du vouvoiement du général envers Kylro. Le général montre du respect à ses officiers, qui plus est Kylro est quand même leur seul stratège, faudrait voir à pas trop le vexer ^^
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