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Prologue d'un projet de Fantasy

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Prologue d'un projet de Fantasy

Messagede Agammemnon » 04 Mai 2010 12:40

Bonjour à tous et à toutes.
Depuis un certain temps déjà, j'ai une envie d'écriture, et j'ai décidé de me lancer dans de la fantasy, car c'est le multi-univers qui correspond le plus à mes envies / attentes.
Je vous livre donc le prologue de mon projet... A savoir que le premier chapitre est créé et que je suis sur le deuxième, mais j'aimerais avoir des avis quant à mes capacités écritoires ; ca serait idiot de continuer sur ma lancée si ce que j'écris est mauvais, n'est-il pas ?
Mon prologue est court (4 pages Word), et mon premier chapitre, s'il vous intéresse, fait une quinzaine de pages. Je ne sais pas encore (dans l'éventualité ou ça vaudrait la peine de continuer) ce que je compte faire ; roman, nouvelle... J'ai des idées plein la tête donc on verra bien ! C'est parti, donc.


PROLOGUE
Le messager désigné courait aussi vite que ses jambes le lui permettaient, car ce qu’il avait vu ne lui donnait pas envie de rester ici. Bientôt les portes de la ville se dessinaient devant lui, et en lui grandissait l’espoir d’enfin jouir d’un repos bien mérité.
« Halte-là étranger !, ordonna le garde perché dans sa tour de pierre séculaire, veuillez décliner votre nom et vos intentions! »
« Je suis le messager Jean, en provenance des terres de Fend-le-Vent. J’apporte une missive de la plus haute importance au Seigneur Euqranom. Qu’une audience me soit offerte dans les plus brefs délais, ou la sécurité du Royaume sera compromise ! » La façon dont il balbutiait laissait penser qu’il était éreinté.
« Eh bien étranger, que de culot ! Quémander de la sorte une audience auprès de Sa Seigneurie Euqranom ! Soit. Tu m’as l’air honnête. Je vais ouvrir les portes et tu séjourneras dans les chambres des invités, en attendant que Sa Seigneurie daigne t’accorder un peu de son bon temps. Quel est le motif de cette requête d’audience ? »
« La Compagnie de la Ros… », Commença le messager avant de s’écrouler sur le sol, terrassé par la fatigue et le désespoir.


*


« Bon, ou suis-je à présent ?... », Pensa Jean.
« Vous êtes dans les chambres des invités de Sa Seigneurie. », répondit le garde présent dans la pièce.
« Humm, il semblerait que j’ai pensé tout fort. Peu importe, je dois absolument voir Euqranom ! »
« Sa Seigneurie Euqranom », corrigea le garde, alors qu’une lueur d’angoisse traversait ses yeux.
« Oui, je dois immédiatement le rencontrer ! Mais… Attendez, quelle heure est-il ? Et quel jour sommes-nous !?»
« Nous sommes le vingt-huitième jour de l’An 260, et les astres nocturnes seront là dans une heure ou deux, lui indiqua le garde. Oh, et pour ce qui est de voir sa Seigneurie, vous avez des habits qui vous attendent dans la salle d’eau. dit-il en désignant une porte au fond de la chambre. »
« Certes, je vais me débarbouiller, et enfiler des habits propres. Ce n’est pas tout le monde qui peut se targuer d’avoir rencontré… Sa Seigneurie Euqranom, tout de même ! Ironisa Jean. »
*
« Très bien, répéta machinalement le garde qu’ils arrivaient devant la salle du trône. Lorsque nous vous annoncerons à Sa Seigneurie, vous entrerez en baissant les yeux, ferez un arrêt au bas des marches qui mènent au trône, et vous vous mettrez à genoux, en attendant que Sa Seigneurie vous autorise à croiser son regard. »
« Oui oui j’ai compris, soupira le messager, dont l’unique envie était de dévoiler son message pour pouvoir ensuite profiter d’un bon lit. »
Alors que les portes s’ouvrèrent sous l’effort cumulé de deux gardes, quatre trompettes résonnèrent à l’unisson, annonçant la venue d’un visiteur auprès d’Euqranom.
« LE MESSAGER JEAN, DELIVRANT UN MESSAGE POUR SA SEIGNEURIE. » beugla un garde qui tenait un rouleau de papier, à l’entrée de la salle.
Jean et les protocoles royaux étaient deux entités tout à fait indépendantes l’une de l’autre. Ainsi, il s’élança en direction d’Euqranom en le fixant, s’installa sur la deuxième des trois marches menant au trône, et délivra sa missive.
« Votre Seigneurie, j’ai pour vous un message de la plus haute importance. »
« Et les protocoles jeune effronté !? s’indigna Euqranom. Hâtez-vous, car les bras de Morphée nous attendent. » S’indigna Euqranom, en faisant d’amples gestes avec ses bras.
« Bon, écoutez, je n’ai vraiment pas le temps de subir vos protocoles d’enfant gâté. Mettez-moi au cachot ensuite si vous le souhaitez, mais laissez-moi délivrer ce fichu message. »
Les joues d’Euqranom s’empourprèrent. D’ordinaire, rien ni personne n’osait s’opposer à ses caprices, aussi enfantins fussent-ils, et ce malgré sa cinquantaine grisonnante.
« Votre… Seigneurie, dit Jean en haussant les épaules et en soupirant, j’ai assisté à un terrible drame. La sécurité de tout Potentis est mise en péril ! »
« J’ose espérer que de billevesées tu ne raconteras point ici, car un tel affront serait puni par d’atroces souffrances. »
« Charmant personnage, pensa Jean avec toute l’ironie du monde. »
« Voilà, je suis un habitant de Teneris, en Fend-le-Vent, et un drame s’est déroulé. »
« Ecoutez, je me doute que les récoltes soient difficiles cette année dans vos campagnes, mais je n’ai vraiment pas le temps, et je ne ressens pas le danger qui s’abat sur moi, alors si vous voulez plus d’argent pour vos récoltes, voyez avec mes scribes, je n’ai pas le temps pour cela », gloussa Euqranom. Un grand sourire sadique illuminait alors son visage.
« Ce n’est pas du tout ça !, s’indigna le messager. C’est la Compagnie de la Rose Ailée… Ils… »
Le roi blêmit d’un coup, et prit un ton plus grave. « Qu’on apporte un siège à mon invité. », ordonna-t’il sèchement.
Lorsque la chaise fut arrivée, le messager reprit là ou il s’était arrêté, c'est-à-dire au tout début de son histoire. Euqranom se pencha alors en avant pour mieux entendre, sa bedaine pendouillant ainsi dans le vide, tombant presque sur les genoux de Jean.
« La Compagnie de la Rose Ailée, s’est… échappée. »
Cette phrase fit l’effet d’un ultimatum. Euqranom déglutit péniblement et tendit l’oreille plus attentivement encore, de telle sorte qu’il était à présent presque assis sur Jean..
« Comment cela a-t’il pu se produire !? Ils étaient censés être sous protection jour et nuit, chaque jour du calendrier ! hurla Euqranom.»
«Il y a eu un problème. »
« Vous allez devoir me raconter ce que vous savez, lui annonça Euqranom avant de japper en direction de ses gardes. Allez donc me chercher mes quatre Conseillers ! »
« Oui Votre Seigneurie, répondirent les gardes dans l’obéissance la plus totale. »
Quand les quatre Conseillers du Royaume de Potentis furent arrivés, Euqranom ne put s’empêcher de présenter ses quatre plus grands vassaux à celui qu’il appellerait désormais Son invité d’honneur.
« Je vous présente donc Lagunis le premier conseiller, Erik le second conseiller, Phegor le troisième conseiller, et Evan le quatrième conseiller. Ce sont eux qui … m’assistent dans la direction de ce grand Royaume. »
L’hésitation sur l’assistance procurée par les quatre conseillers fit sourire Jean, qui comprit rapidement qu’en guise de conseillers, Euqranom avait des laquais. Il se ressaisit, fixa les quatre conseillers tour à tour, puis, voyant que tous l’écoutaient, il prit la parole.
« Très bien, vous tous, écoutez-moi bien, car mon histoire est quelque peu alambiquée, mais… terriblement grave et réelle. Nous ne pouvons prendre cela à la légère, leur annonça Jean. »
Il leur répéta donc ce qu’il avait déjà expliqué à Euqranom, puis narra son histoire, qui risquait de bouleverser l’ordre actuel des choses, dans un futur plus proche qu’il le pensait lui-même.

CHAPITRE 1 : UN DEPART MOUVEMENTE

<A suivre...>
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Re: Prologue d'un projet de Fantasy

Messagede Arès » 05 Mai 2010 10:34

Il courait aussi vite que ses jambes le lui permettaient... Non ! Il n'avait aucune envie de rester ici. Son cœur bondissait fortement contre sa poitrine. Bientôt les portes de la ville se dessinaient devant lui, et en lui grandissait l’espoir.

Perché dans sa tour de pierre séculaire, le garde contemplait le ciel bleu. Il avait hâte de profiter d'une petite sieste bien méritée. Soudain, un inconnu apparut dans son champ de vision... Dégainant son épée aussi rapidement que possible, il se demanda ce que pouvait bien vouloir cet homme.


Voici une version remaniée d'une partie de ton prologue. Ce n'est pas parfait mais cela te permet d'avoir un aperçu des innombrables possibilités pour enrichir un texte. Tout d'abord, ton récit manque cruellement de descriptions pourtant cruciales dans un roman de fantasy. Et les sentiments des personnages ne sont en aucun cas retranscris dans ton passage. D'autant plus, qu'il est possible de susciter l'attente chez le lecteur de manière plus subtile. Ton style d'écriture est correcte mais manque de variétés et de richesses. D'autant plus, que Jean est une coquille vide, personnage sans charme quelconque ce qui est aussi le cas de tout les personnages que tu as dressés à la limite de la caricature. Sans parler des fautes où, par exemple, le garde jongle du vouvoiement au tutoiement. Essaye de relire ton texte, de le corriger et surtout de manipuler le lecteur délicieusement. A noter qu'un roman ne s'écrit pas en un jour. Il faut tu crée un univers unique, des personnages attachants avec une histoire intrigante, des races, des religions et un scénario complexe. Des valeurs qui manquent cruellement à ton prologue. Relis Tolkien ! J'espère ne pas avoir été trop dur et tout débutant passe par ce stade, pourtant important. Mieux vaut dire la vérité plutôt que mentir ! Un bon début mais qui manque de finesse et de suspens !
«L'acte d'écrire peut ouvrir tant de portes, comme si un stylo n'était pas vraiment une plume mais une étrange variété de passe-partout.»
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Re: Prologue d'un projet de Fantasy

Messagede Agammemnon » 05 Mai 2010 11:38

Tout d'abord, merci.
C'est exactement le genre de critiques que j'espérais/Attendais.
Quand je vous ai livré mon texte, je voulais surtout qu'on évite les mièvreries et autres "C TRO BI1 XD", le but étant plutôt de m'améliorer !

Je pense avoir compris ce que tu voulais dire : Mon texte a un fond, mais il manque de relief.
J'ai reposé un oeil dans les Chroniques des Ravens, et il est vrai que la psychologie des personnages y est développée, mais sans étouffer le lecteur comme le ferait Zola ; c'est subtil et pourtant omniprésent, ce qui donne l'impression au lecteur de connaître les personnages.

Exact ?


PS : Merci de me soigner avant que je tombe dans le syndrôme du "Monstres-Magie-Héros-Epique-Débile-Sans intérêt"
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Re: Prologue d'un projet de Fantasy

Messagede Broke » 05 Mai 2010 11:41

Si je peux me permettre, les ""C TRO BI1 XD" tu ne les verras pas ici :rolling: :rolling:
« Je suis passé par cette porte en entrant ce matin et c'est par cette porte que je repartirai. »
« Tout le monde meurt un jour, petit. Qu'on soit mendiant ou empereur. »

http://www.youtube.com/watch?v=DpDMxVm9afM
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Re: Prologue d'un projet de Fantasy

Messagede Arès » 05 Mai 2010 13:57

:coucou: Bonjour !

Ta réponse a été rapide, preuve de sérieux de ta part :angry:. En fait, tu peux l'interpréter de cette manière :quoi:. Connaître le personnages, certes. Mais, le but est que le lecteur s'attache à eux. La crédibilité est l'un des maître mots.

Voici un tutoriel qui permet d'approfondir tes personnages : http://www.ecrivons.org/outils/creer-personnage-roman-t5627.html.
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Re: Prologue d'un projet de Fantasy

Messagede Agammemnon » 05 Mai 2010 17:51

Je vais lire ça, merci ! :)

Ca me sera utile pour retravailler la suite du texte, mais je tiens à préciser que ce Jean n'est pas un personnage principal de l'histoire ; c'est juste la mèche qui allume l'incendie qui arrive. Ca serait donc idiot que le lecteur s'y attache et s'attende à son retour, je me trompe ?
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Re: Prologue d'un projet de Fantasy

Messagede Arès » 06 Mai 2010 11:09

L'objectif n'est pas que ton lecteur s'attache à tous les personnages :hi:. En fait, par exemple, tous les personnages dans les romans de Stephen King semblent très bien travaillés :type:. Ils sont tous simplement à la fois crédibles, intéressants et charismatiques. Cela permet au lecteur de s'identifier à eux, de ressentir un petit quelque chose pour eux :confus: et surtout de ne pas jeter le bouquin par la fenêtre. Un méchant dans une histoire qui désire conquérir le monde et qui ne réfléchit qu'à ça n'attira certainement pas la sympathie des lecteurs :aucune-id:. Contrairement, à un autre qui est à la fois diabolique, bon parleur et charismatique dont l'objectif est crédible. De plus, si il possède un passé à la fois touchant et marquant, le lecteur s'attachera à lui malgré tout. Mais, en ce qui concerne ton extrait, le lecteur ne demande à s'attacher à un personnage secondaire, mais plutôt qu'il soit crédible dans ses faits et gestes, bref, vivants. :mdr: Ce qui manque cruellement :consol: ! Bonne chance !
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Re: Prologue d'un projet de Fantasy

Messagede Agammemnon » 06 Mai 2010 17:45

Bonjour bonjour !
Je vous propose une version remaniée de mon Prologue, en espérant avoir bien suivi les conseils qui m'ont été prodigués... Est-ce meilleur ? :)


PROLOGUE
Le messager désigné courait aussi vite que ses jambes le lui permettaient, car ce qu’il avait vu ne lui donnait pas envie de rester ici. Bientôt les portes de la ville se dessinaient devant lui, et en son for intérieur grandissait l’espoir d’enfin jouir d’un repos bien mérité.
« Halte-là étranger !, ordonna le garde perché dans sa tour de pierre séculaire, veuillez décliner votre nom et vos intentions! »
« Je suis le messager Jean, en provenance des terres de Fend-le-Vent. J’apporte une missive de la plus haute importance au Seigneur Euqranom. Qu’une audience me soit offerte dans les plus brefs délais, ou la sécurité du Royaume sera compromise ! » La façon dont il balbutiait laissait penser qu’il était éreinté.
« Eh bien étranger, que de culot ! Quémander de la sorte une audience auprès de Sa Seigneurie Euqranom ! Comment savoir que tu ne veux pas assassiner Sa Seigneurie ? »
En réalité le garde n’avait que faire de la santé de son seigneur, mais ouvrir la porte à l’étranger impliquait de bouger, et c’était justement l’heure de la sieste journalière. Non, vraiment, celui qui le ferait interrompre son repos bien mérité n’était pas né !
« Regardez-moi, je suis essoufflé, avec des cernes énormes sous les yeux, et je ne vous arrive même pas à l’épaule. Et puis, comment assassiner un… Seigneur, alors que j’ai à peine de quoi m’habiller ?»
« Soit… Je ne suis pas tout à fait convaincu, mais tu m’as l’air honnête. Je vais ouvrir les portes et tu séjourneras dans les chambres des invités et sous bonne garde, en attendant que Sa Seigneurie daigne t’accorder un peu de son bon temps. Quel est le motif de cette requête d’audience ? »
« La Compagnie de la Ros… », Commença le messager avant de s’écrouler sur le sol, terrassé par la fatigue et le désespoir.
Le garde regarda le ciel et soupira ; il allait devoir obtempérer, et donc se lever.

*

« Bon, ou suis-je à présent ?... », Pensa Jean.
« Vous êtes dans les chambres des invités de Sa Seigneurie. », répondit le garde présent dans la pièce.
« Humm, il semblerait que j’ai pensé tout fort. Peu importe, je dois absolument voir Euqranom ! »
« Sa Seigneurie Euqranom », corrigea le garde, alors qu’une lueur d’angoisse traversait ses yeux. La simple idée qu’Euqranom ait vent de cette hérésie l’effrayait.
« Oui, je dois immédiatement le rencontrer ! Mais… Attendez, quelle heure est-il ? Et quel jour sommes-nous !?»
« Nous sommes le vingt-huitième jour de l’An 260, et les astres nocturnes seront là dans une heure ou deux, lui indiqua le garde. Oh, et pour ce qui est de voir sa Seigneurie, vous avez des habits qui vous attendent dans la salle d’eau. dit-il en désignant une porte au fond de la chambre. »
« Certes, je vais me débarbouiller, et enfiler des habits propres. Ce n’est pas tout le monde qui peut se targuer d’avoir rencontré… Sa Seigneurie Euqranom, tout de même ! Ironisa Jean. »
Alors qu’il avançait vers la salle d’eau, Jean vérifia que son corps était intact. Après être tombé dans les vapes, on n’est jamais trop prudent ! Il se tâta les bras, qui semblaient en bon état ; il pourrait bientôt retourner à son dur labeur de paysan sans encombre. Il vérifia aussi l’intégrité de son torse et de ses jambes ; tous ses muscles semblaient présents et en bon état. Malheureusement il ne disposait pas d’un miroir, et ne put donc pas constater que son visage tanné par le soleil n’était pas déformé. Mais il l’espéra de tout son cœur.

*

« Bon…, dit le garde, vous semblez présentable. »
Pour parfaire la véracité de ses propos, il épousseta l’épaule puissante de Jean, et réajusta sa tunique bleue ; celle qu’on offrait aux misérables dont la tenue n’était pas convenable pour se présenter devant Sa Seigneurie. Non, celle qu’on leur prêtait.
« Très bien, répéta-t-il machinalement alors qu’ils arrivaient devant la salle du trône. Lorsque nous vous annoncerons à Sa Seigneurie, vous entrerez en baissant les yeux, ferez un arrêt au bas des marches qui mènent au trône, et vous vous mettrez à genoux, en attendant que Sa Seigneurie vous autorise à croiser son regard. »
« Oui oui j’ai compris, soupira le messager, dont l’unique envie était de dévoiler son message pour pouvoir ensuite profiter d’un bon lit et pouvoir retourner travailler son champ pour nourrir sa famille.. »
Alors que les portes s’ouvrèrent sous l’effort cumulé de deux gardes, quatre trompettes résonnèrent à l’unisson, annonçant la venue d’un visiteur auprès d’Euqranom.
« LE MESSAGER JEAN, DELIVRANT UN MESSAGE POUR SA SEIGNEURIE. » beugla un garde qui tenait un rouleau de papier, à l’entrée de la salle.
Jean et les protocoles royaux étaient deux entités tout à fait indépendantes l’une de l’autre. Ainsi, il s’élança en direction d’Euqranom en le fixant, s’installa sur la deuxième des trois marches menant au trône, et délivra sa missive.
« Votre Seigneurie, j’ai pour vous un message de la plus haute importance. »
« Et les protocoles jeune effronté !? s’indigna Euqranom. Hâtez-vous, car les bras de Morphée nous attendent. » Fit remarquer Euqranom, en faisant d’amples gestes avec ses bras.
« Bon, écoutez, je n’ai vraiment pas le temps de subir vos protocoles d’enfant gâté. Mettez-moi au cachot ensuite si vous le souhaitez, mais laissez-moi délivrer ce fichu message. »
Les joues d’Euqranom s’empourprèrent. D’ordinaire, rien ni personne n’osait s’opposer à ses caprices, aussi enfantins fussent-ils, et ce malgré sa cinquantaine grisonnante. Jean ne put s’empêcher de sourire devant le tableau qui s’offrait à lui ; il n’imaginait pas qu’un vieil homme obèse et orgueilleux puisse être l’Euqranom dont les ménestrels chantent sans cesse les louanges dans les tavernes.
« Votre… Seigneurie, dit Jean en haussant les épaules et en soupirant, j’ai assisté à un terrible drame. La sécurité de tout Potentis est mise en péril ! »
« J’ose espérer que de billevesées tu ne raconteras point ici, car un tel affront serait puni par d’atroces souffrances. »
En réalité Euqranom s’amusait d’avance des propos que le paysan allait avancer. Il trépignait de bonheur rien qu’à l’idée de pouvoir envoyer un misérable aux cachots pour lui avoir fait perdre de son précieux temps, tout ça pour se plaindre de ses mauvaises récoltes, ou d’un autre problème de paysan… Peu lui importait. Tout ce qui l’intéressait, c’était sa soirée déguisée, avec le gratin bourgeois de sa belle cité.
« Charmant personnage, pensa Jean avec toute l’ironie du monde. Voilà, je suis un habitant de Teneris, en Fend-le-Vent, et un drame s’est déroulé. »
Euqranom se délecta malicieusement de ces paroles, et prépara une réplique cinglante, dans la lignée de ses pensées. Il ne se lassait pas de punir ces paysans inutiles et fainéants. Pour qui se prenaient-ils ? Le déranger, lui, Euqranom 1er pour de simples problèmes de graines et d’animaux ?
« Ecoutez, je me doute que les récoltes soient difficiles cette année dans vos campagnes, mais je n’ai vraiment pas le temps de vous écouter, et je ne ressens pas le danger qui s’abat sur moi, alors si vous voulez plus d’argent, voyez avec mes scribes, je n’ai pas le temps pour cela. Vous voyez, j’ai une soirée costumée à préparer, et tout un tas de choses au moins aussi importantes. Sachez, paysan, qu’en ce lieu, tout le monde ne se préoccupe pas de problèmes puérils comme une poignée d’orge ou un cochon de lait », gloussa Euqranom. Un grand sourire sadique illumina alors son visage, et ses pommettes graisseuses s’élevèrent jusqu’à la hauteur de ses yeux.
« Ce n’est pas du tout ça !, s’indigna le messager. C’est la Compagnie de la Rose Ailée… Ils… »
Le roi blêmit d’un coup, et prit un ton plus grave. « Qu’on apporte un siège à mon invité. », ordonna-t’il sèchement.
Il sourit intérieurement en imaginant les tortures qu’il ferait subir au paysan si celui-ci essayait de l’intimider avec de fausses nouvelles. Ca allait être un régal sanglant, mais en attendant il devait assurer son rôle de seigneur et écouter attentivement le serf.
Lorsque la chaise fut arrivée, le messager reprit là ou il s’était arrêté, c'est-à-dire au tout début de son histoire, en prenant un air sérieux. Jean comprit que s’il voulait paraître crédible, il ne devait pas bafouiller ou parler à la légère. Euqranom se pencha alors en avant pour mieux entendre, sa bedaine pendouillant ainsi dans le vide, tombant presque sur les genoux de Jean.
« La Compagnie de la Rose Ailée, s’est… échappée. »
Cette phrase fit l’effet d’un boulet de canon sur un navire. Euqranom déglutit péniblement, devint livide, et tendit l’oreille plus attentivement encore, de telle sorte qu’il était à présent presque assis sur Jean.
« Vraiment, songea le Seigneur obèse, si ce paysan essaye de me faire rire, c’est raté. Il va le regretter. » Il inspira profondément et hurla.
« Comment cela a-t’il pu se produire !? Ils étaient censés être sous protection jour et nuit, chaque jour du calendrier ! »
«Il y a eu un problème. »
« Vous allez devoir me raconter ce que vous savez, lui ordonna Euqranom avant de japper en direction de ses gardes. Allez donc me chercher mes quatre Conseillers ! »
« Oui Votre Seigneurie », répondirent les gardes dans l’obéissance la plus totale, avec une voix plate et dénuée de sentiments. Ils ne voulaient surtout pas qu’Euqranom décèle la moindre émotion chez eux, car ils savaient qu’il s’en servirait pour les punir, d’une façon ou d’une autre.
Quand les quatre Conseillers du Royaume de Potentis furent arrivés, Euqranom ne put s’empêcher de présenter ses plus grands vassaux à celui qu’il appellerait désormais Son invité d’honneur.
« Je vous présente donc mes quatre fidèles conseillers ! Voici respectivement Lagunis, Erik, Phegor et Evan. Ce sont eux qui … m’assistent dans la direction de ce grand Royaume. »
L’hésitation sur l’assistance procurée par les quatre hommes fit sourire Jean, qui comprit rapidement qu’en guise de collaborateurs, Euqranom avait des laquais serviles. Il se ressaisit, fixa les quatre conseillers tour à tour, puis, voyant que tous l’écoutaient, il prit la parole.
« Très bien, vous tous, écoutez-moi bien, car mon histoire est quelque peu alambiquée, mais… terriblement grave. Nous ne pouvons prendre cela à la légère, leur annonça Jean. »
Les conseillers le fixèrent, emplis de crainte et de doute. Ils étaient également amusés de voir que Sa Grosse Seigneurie était dans tous ses états, transpirant de tous les pores de son immense peau.
Il leur répéta donc ce qu’il avait déjà expliqué à Euqranom, puis narra son histoire, qui risquait de bouleverser l’ordre actuel des choses, dans un futur plus proche qu’il le pensait lui-même.



Merci d'avoir re-re-re-lu mon pavé (césar.)
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Re: Prologue d'un projet de Fantasy

Messagede Arès » 07 Mai 2010 14:38

Agammemnon a écrit:PROLOGUE

Le messager désigné courait aussi vite que ses jambes le lui permettaient, car ce qu’il avait vu ne lui donnait pas envie de rester ici. Bientôt les portes de la ville se dessinaient devant lui, et en son for intérieur grandissait l’espoir d’enfin jouir d’un repos bien mérité.
« Halte-là étranger !, ordonna le garde perché dans sa tour de pierre séculaire, veuillez décliner votre nom et vos intentions! »
« Je suis le messager Jean, en provenance des terres de Fend-le-Vent. J’apporte une missive de la plus haute importance au Seigneur Euqranom. Qu’une audience me soit offerte dans les plus brefs délais, ou la sécurité du Royaume sera compromise ! » La façon dont il balbutiait laissait penser qu’il était éreinté.
« Eh bien étranger, que de culot ! Quémander de la sorte une audience auprès de Sa Seigneurie Euqranom ! Comment savoir que tu ne veux pas assassiner Sa Seigneurie ? »
En réalité le garde n’avait que faire de la santé de son seigneur, mais ouvrir la porte à l’étranger impliquait de bouger, et c’était justement l’heure de la sieste journalière. Non, vraiment, celui qui le ferait interrompre son repos bien mérité n’était pas né !
« Regardez-moi, je suis essoufflé, avec des cernes énormes sous les yeux, et je ne vous arrive même pas à l’épaule. Et puis, comment assassiner un… Seigneur, alors que j’ai à peine de quoi m’habiller ?»
« Soit… Je ne suis pas tout à fait convaincu, mais tu m’as l’air honnête. Je vais ouvrir les portes et tu séjourneras dans les chambres des invités et sous bonne garde, en attendant que Sa Seigneurie daigne t’accorder un peu de son bon temps. Quel est le motif de cette requête d’audience ? »
« La Compagnie de la Ros… », Commença le messager avant de s’écrouler sur le sol, terrassé par la fatigue et le désespoir.
Le garde regarda le ciel et soupira ; il allait devoir obtempérer, et donc se lever.

*

« Bon, ou suis-je à présent ?... », Pensa Jean.
« Vous êtes dans les chambres des invités de Sa Seigneurie. », répondit le garde présent dans la pièce.
« Humm, il semblerait que j’ai pensé tout fort. Peu importe, je dois absolument voir Euqranom ! »
« Sa Seigneurie Euqranom », corrigea le garde, alors qu’une lueur d’angoisse traversait ses yeux. La simple idée qu’Euqranom ait vent de cette hérésie l’effrayait.
« Oui, je dois immédiatement le rencontrer ! Mais… Attendez, quelle heure est-il ? Et quel jour sommes-nous !?»
« Nous sommes le vingt-huitième jour de l’An 260, et les astres nocturnes seront là dans une heure ou deux, lui indiqua le garde. Oh, et pour ce qui est de voir sa Seigneurie, vous avez des habits qui vous attendent dans la salle d’eau. dit-il en désignant une porte au fond de la chambre. »
« Certes, je vais me débarbouiller, et enfiler des habits propres. Ce n’est pas tout le monde qui peut se targuer d’avoir rencontré… Sa Seigneurie Euqranom, tout de même ! Ironisa Jean. »
Alors qu’il avançait vers la salle d’eau, Jean vérifia que son corps était intact. Après être tombé dans les vapes, on n’est jamais trop prudent ! Il se tâta les bras, qui semblaient en bon état ; il pourrait bientôt retourner à son dur labeur de paysan sans encombre. Il vérifia aussi l’intégrité de son torse et de ses jambes ; tous ses muscles semblaient présents et en bon état. Malheureusement il ne disposait pas d’un miroir, et ne put donc pas constater que son visage tanné par le soleil n’était pas déformé. Mais il l’espéra de tout son cœur.

*


« Bon…, dit le garde, vous semblez présentable. »
Pour parfaire la véracité de ses propos, il épousseta l’épaule puissante de Jean, et réajusta sa tunique bleue ; celle qu’on offrait aux misérables dont la tenue n’était pas convenable pour se présenter devant Sa Seigneurie. Non, celle qu’on leur prêtait.
« Très bien, répéta-t-il machinalement alors qu’ils arrivaient devant la salle du trône. Lorsque nous vous annoncerons à Sa Seigneurie, vous entrerez en baissant les yeux, ferez un arrêt au bas des marches qui mènent au trône, et vous vous mettrez à genoux, en attendant que Sa Seigneurie vous autorise à croiser son regard. »
« Oui oui j’ai compris, soupira le messager, dont l’unique envie était de dévoiler son message pour pouvoir ensuite profiter d’un bon lit et pouvoir retourner travailler son champ pour nourrir sa famille.. »
Alors que les portes s’ouvrèrent sous l’effort cumulé de deux gardes, quatre trompettes résonnèrent à l’unisson, annonçant la venue d’un visiteur auprès d’Euqranom.
« LE MESSAGER JEAN, DELIVRANT UN MESSAGE POUR SA SEIGNEURIE. » beugla un garde qui tenait un rouleau de papier, à l’entrée de la salle.
Jean et les protocoles royaux étaient deux entités tout à fait indépendantes l’une de l’autre. Ainsi, il s’élança en direction d’Euqranom en le fixant, s’installa sur la deuxième des trois marches menant au trône, et délivra sa missive.
« Votre Seigneurie, j’ai pour vous un message de la plus haute importance. »
« Et les protocoles jeune effronté !? s’indigna Euqranom. Hâtez-vous, car les bras de Morphée nous attendent. » Fit remarquer Euqranom, en faisant d’amples gestes avec ses bras.
« Bon, écoutez, je n’ai vraiment pas le temps de subir vos protocoles d’enfant gâté. Mettez-moi au cachot ensuite si vous le souhaitez, mais laissez-moi délivrer ce fichu message. »
Les joues d’Euqranom s’empourprèrent. D’ordinaire, rien ni personne n’osait s’opposer à ses caprices, aussi enfantins fussent-ils, et ce malgré sa cinquantaine grisonnante. Jean ne put s’empêcher de sourire devant le tableau qui s’offrait à lui ; il n’imaginait pas qu’un vieil homme obèse et orgueilleux puisse être l’Euqranom dont les ménestrels chantent sans cesse les louanges dans les tavernes.
« Votre… Seigneurie, dit Jean en haussant les épaules et en soupirant, j’ai assisté à un terrible drame. La sécurité de tout Potentis est mise en péril ! »
« J’ose espérer que de billevesées tu ne raconteras point ici, car un tel affront serait puni par d’atroces souffrances. »
En réalité Euqranom s’amusait d’avance des propos que le paysan allait avancer. Il trépignait de bonheur rien qu’à l’idée de pouvoir envoyer un misérable aux cachots pour lui avoir fait perdre de son précieux temps, tout ça pour se plaindre de ses mauvaises récoltes, ou d’un autre problème de paysan… Peu lui importait. Tout ce qui l’intéressait, c’était sa soirée déguisée, avec le gratin bourgeois de sa belle cité.
« Charmant personnage, pensa Jean avec toute l’ironie du monde. Voilà, je suis un habitant de Teneris, en Fend-le-Vent, et un drame s’est déroulé. »
Euqranom se délecta malicieusement de ces paroles, et prépara une réplique cinglante, dans la lignée de ses pensées. Il ne se lassait pas de punir ces paysans inutiles et fainéants. Pour qui se prenaient-ils ? Le déranger, lui, Euqranom 1er pour de simples problèmes de graines et d’animaux ?
« Ecoutez, je me doute que les récoltes soient difficiles cette année dans vos campagnes, mais je n’ai vraiment pas le temps de vous écouter, et je ne ressens pas le danger qui s’abat sur moi, alors si vous voulez plus d’argent, voyez avec mes scribes, je n’ai pas le temps pour cela. Vous voyez, j’ai une soirée costumée à préparer, et tout un tas de choses au moins aussi importantes. Sachez, paysan, qu’en ce lieu, tout le monde ne se préoccupe pas de problèmes puérils comme une poignée d’orge ou un cochon de lait », gloussa Euqranom. Un grand sourire sadique illumina alors son visage, et ses pommettes graisseuses s’élevèrent jusqu’à la hauteur de ses yeux.
« Ce n’est pas du tout ça !, s’indigna le messager. C’est la Compagnie de la Rose Ailée… Ils… »
Le roi blêmit d’un coup, et prit un ton plus grave. « Qu’on apporte un siège à mon invité. », ordonna-t’il sèchement.
Il sourit intérieurement en imaginant les tortures qu’il ferait subir au paysan si celui-ci essayait de l’intimider avec de fausses nouvelles. Ca allait être un régal sanglant, mais en attendant il devait assurer son rôle de seigneur et écouter attentivement le serf.
Lorsque la chaise fut arrivée, le messager reprit là ou il s’était arrêté, c'est-à-dire au tout début de son histoire, en prenant un air sérieux. Jean comprit que s’il voulait paraître crédible, il ne devait pas bafouiller ou parler à la légère. Euqranom se pencha alors en avant pour mieux entendre, sa bedaine pendouillant ainsi dans le vide, tombant presque sur les genoux de Jean.
« La Compagnie de la Rose Ailée, s’est… échappée. »
Cette phrase fit l’effet d’un boulet de canon sur un navire. Euqranom déglutit péniblement, devint livide, et tendit l’oreille plus attentivement encore, de telle sorte qu’il était à présent presque assis sur Jean.
« Vraiment, songea le Seigneur obèse, si ce paysan essaye de me faire rire, c’est raté. Il va le regretter. » Il inspira profondément et hurla.
« Comment cela a-t’il pu se produire !? Ils étaient censés être sous protection jour et nuit, chaque jour du calendrier ! »
«Il y a eu un problème. »
« Vous allez devoir me raconter ce que vous savez, lui ordonna Euqranom avant de japper en direction de ses gardes. Allez donc me chercher mes quatre Conseillers ! »
« Oui Votre Seigneurie », répondirent les gardes dans l’obéissance la plus totale, avec une voix plate et dénuée de sentiments. Ils ne voulaient surtout pas qu’Euqranom décèle la moindre émotion chez eux, car ils savaient qu’il s’en servirait pour les punir, d’une façon ou d’une autre.
Quand les quatre Conseillers du Royaume de Potentis furent arrivés, Euqranom ne put s’empêcher de présenter ses plus grands vassaux à celui qu’il appellerait désormais Son invité d’honneur.
« Je vous présente donc mes quatre fidèles conseillers ! Voici respectivement Lagunis, Erik, Phegor et Evan. Ce sont eux qui … m’assistent dans la direction de ce grand Royaume. »
L’hésitation sur l’assistance procurée par les quatre hommes fit sourire Jean, qui comprit rapidement qu’en guise de collaborateurs, Euqranom avait des laquais serviles. Il se ressaisit, fixa les quatre conseillers tour à tour, puis, voyant que tous l’écoutaient, il prit la parole.
« Très bien, vous tous, écoutez-moi bien, car mon histoire est quelque peu alambiquée, mais… terriblement grave. Nous ne pouvons prendre cela à la légère, leur annonça Jean. »
Les conseillers le fixèrent, emplis de crainte et de doute. Ils étaient également amusés de voir que Sa Grosse Seigneurie était dans tous ses états, transpirant de tous les pores de son immense peau.
Il leur répéta donc ce qu’il avait déjà expliqué à Euqranom, puis narra son histoire, qui risquait de bouleverser l’ordre actuel des choses, dans un futur plus proche qu’il le pensait lui-même.



De prime abord, ton nouveau prologue est mieux que le précédent :bloblaugh: mais quelques maladresses persistent.

Le premier paragraphe présente quelques failles :dark:. L'écriture est bonne mais quelques retouches peuvent apporter un petit plus au récit. Joue sur le suspens du lecteur. Ne donne pas l'identité du personnage, dès le début. Rédige une description qui accentuera un peu plus les questionnements du lecteur et les sentiments de ton personnage.

Exemple : Il courait, le cœur battant à tout rompre... Ce qu'il venait de voir lui inspirait une terreur incontrôlable, s'insinuant dans ses membres tel un venin mortel. Son seul désir n'était plus que fuir ce lieu inquiétant et de tout oublier.

Ce passage étant loin d'être parfait mais démontre comment un auteur peut jouer sur le sentiment du lecteur.


Ah, ha :lang: ! Tu as essayé de rendre tes personnages crédibles mais malheureusement certaines de leurs réactions ne le sont pas. Tout d'abord, le garde est vraiment :papelitos: stupide. Ses pensées sont bêtes et il jongle du soutenu au familier. Tout comme Jean qui a profité d'une certaines amélioration, mais qui manque encore de crédibilité. Il faut que tu te mettes à la place de tes personnages. Comme réagiras-tu si tu étais à la place de ce garde ? Bref, il faut que tes personnages soient plus authentiques :aucune-id:. Allez, bonne chance !

Un petit détail me saute aux yeux, après la lecture de ce passage. Où sont les descriptions ? Elles semblent complètement abolis de ton texte. Le messager, il est vieux, jeune ? Son passé, sa famille, son aspect physique et morale ? Et les autres personnages ? :rose:

Pour le dernier passage, tu m'as piégé dans ton filet. Le roi est quelqu'un de sadique :na:, de cruel. Bon point ! Jean, lui, m'a déçu, peut-être pour sa réplique stupide « Bon, écoutez, je n’ai vraiment pas le temps de subir vos protocoles d’enfant gâté. Mettez-moi au cachot ensuite si vous le souhaitez, mais laissez-moi délivrer ce fichu message ». Mais, après cela, tout perd peu à peu de profondeur. La fin du prologue me laisse sur ma faim :languee:.


Bilan : Plusieurs améliorations ont été apportés mais le prologue soulève plusieurs défauts : manque de profondeur des personnages et de l'univers, style bon mais manquant de variétés, descriptions manquantes, aucune émotion suscitée chez le lecteur. Un scénario prend des semaines voire des mois pour être définitif... une nuit ne suffira pas et ça sentira le bâclage !

:cakeD: Je te conseille de lire Stephen King (pour la psychologie des personnages), Tolkien (pour la profondeur de son univers), JK Rowling (pour son style) et tous les romans de fantasy.

En final, tu sembles vraiement jeune. Tu as quel âge (11 ans, 12 ans) ?
«L'acte d'écrire peut ouvrir tant de portes, comme si un stylo n'était pas vraiment une plume mais une étrange variété de passe-partout.»
[ Stephen King ] - La ligne verte

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